La mesure du Gouverneur de la ville province de Kinshasa Gentiny Ngobila portant interdiction de la vente d’eau en sachet dans sa juridiction, a lamentablement échoué pour la énième fois.
Alors que l’Autorité urbaine de la ville province de Kinshasa menaçait de « transférer directement au parquet tout celui qui sera surpris en train de vendre de l’eau en sachet sur les artères de la capitale », ces commerçants continuent à circuler librement, même au centre ville, voire aux abords de l’hôtel de ville, son cabinet de travail.
« Je dis ceci, la semaine qui commence (semaine du 29 mars au 4 avril), tout celui qui sait qu’il vend de l’eau en sachet doit arrêter. Nous l’arrêterons et l’enverrons directement au Parquet. Tout celui qui produit l’eau en sachet et la donne aux gens pour aller vendre, qu’il sache qu’on descendra chez lui, dans son usine ou sa société pour l’arrêter et le conduire directement au Parquet. Moi-même, je suivrai le dossier jusqu’à ce qu’ils se retrouvent à Makala. Ils iront en prison », avait déclaré Gentiny Ngobila le 26 mars lors de l’annonce de cette décision.
Le constat sur terrain prouve noir sur blanc que le premier citoyen de la ville n’a pas fait suivre cette décision par des mesures d’application, car il n’y a jusque-là pas d’agents de l’hôtel de ville dans les rues qui traquent les vendeurs « d’eau pure » comme on les appelle à Kinshasa, alors que sachant que ce commerce continue, pas seulement sur les routes, mais aussi dans différentes maisons de commerces, entre autres les boutiques, les alimentations, des restaurants, des bars et autres.
Par ailleurs, cette situation a occasionné l’augmentation du prix de ce produit. Jadis vendue à cent francs congolais (CDF 100), aujourd’hui l’eau en sachet se vend à cent cinquante francs congolais (CDF 150).
Selon plusieurs observateurs, ceci est devenu une habitude. Voir une « autorité » prendre une mesure qui ne s’applique pas sur terrain, « ce n’est pas du neuf, c’est du déjà vu ». D’autres vont plus loin pour indexer l’entourage du Gouverneur de la ville de Kinshasa le qualifiant « d’incompétent », « car ne l’ayant pas bien conseillé avant de prendre cette mesure qui, dans le passé, a échoué plusieurs fois ».
Patrick Nguwo





