Il n’est pas facile de circuler sur les routes de Kinshasa ces derniers temps. Plusieurs voies principales, intermédiaires ou secondaires demeurent dans un état de délabrement très avancé. Un tour à travers la mégapole congolaise permet de comprendre à quel point ces infrastructures dont d’autres réhabilitées il y a peu sont abandonnées. Nids-de-poule par-ci, flaques d’eau par-là, les artères de la capitale de la RDC laissent à désirer.
Pas un pas sur les routes de Kinshasa sans un trou béant. Tel est le cas aux environs du saut-de-mouton jeté sur le boulevard Lumumba à la hauteur de quartier Debonhomme. Un ouvrage réalisé dans le cadre des travaux de 100 jours du Président de la République et dont personne ne se soucie de réhabiliter les voies de part et d’autre de l’infrastructure. Des trous béants qui se forment au fil des pluies, donnent du fil à retordre aux conducteurs que parfois naissent des embouteillages sur ce tronçon menant vers le district de la Tshangu et à l’aéroport de N’Djili.
Au croisement de l’avenue Victoire et la chaussée Kimwenza dans la commune de Kalamu, les usagers de ce tronçon font face aux embouteillages monstres surtout aux heures de pointe. Impossible de passer facilement sur ce croisement aux heures des grands trafics sans être heurté aux échauffourées entre conducteurs.
Le bitume dernièrement réhabilité a cédé, laissant place à des nombreux trous forçant les automobilistes à rouler au rythme d’une route à dos d’âne. Des embouteillages ainsi nés sur cet axe embrassent l’avenue Victoire jusqu’au Rond-point. Ce qui, du reste, rend parfois très difficile le transport en commun et obligeant les paisibles citoyens de faire les pieds.
Pire, le croisement des avenues Kimwenza et Kapela offre une image d’une ville sans autorité. Depuis plusieurs années, l’hôtel de ville de Kinshasa ne s’est jamais préoccupé à donner un coup de pioche à cette route secondaire. Et pourtant, les terrasses, bistrots, restaurants de fortune qui pullulent dans les parages, sont chaque jour sommés de payer certaines taxes exigées par l’autorité urbaine à travers les agents communaux. Des recettes réalisées pour ce faire et dont une partie est versée à l’hôtel de ville mais ne sert pas à réhabiliter cette route secondaire de manière à permettre ces maisons de commerce à mieux exercer leurs activités.
La route de l’Université pourtant à peine réhabilitée connaît déjà plusieurs nids-de-poules. Les avenues adaptées du quartier Beau-marché a Barumbu vers l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) demeurent dans le même état critique. Sans citer l’avenue Kabambare à Lingwala, l’avenue en face de l’hôtel Inter Matonge au quartier qui porte le même nom en état piteux. Et que dire du Rond point Huileries transformé en un marché ouvert dans la barbe et au nez du gouverneur Gentiny Ngobila.
Une situation catastrophique des routes de la capitale qui devrait, en principe, interpeller l’assemblée provinciale de Kinshasa qui d’après certains analystes serait dans la poche de Ngobila. Ce dernier se considère comme étant « ami du président de la République donc intouchable », déplore un observateur averti.
Rachidi Mabandu





