Fin des débats autour des personnes bénéficiaires des cartes VISA liées au Trésor tel que dénoncé par l’Inspection générale des finances (IGF). Dans une correspondance datée du 11 juin 2021 adressée au ministre des Finances et intitulée « Émissions et utilisation des cartes bancaires en faveur de certains membres du Gouvernement et hauts fonctionnaires de la République pour raison de service », la Banque centrale du Congo (BCC) ne fait que confirmer la liste des détenteurs des cartes prépayées « liées au Trésor publiée par Rawbank ».


Dans cette note technique signée par Deogracias Mutombo, gouverneur de la BCC, l’institution monétaire met à la disposition du ministre des Finances actuel, en annexe, « le tableau reprenant la liste de tous les bénéficiaires des cartes bancaires émises sur instruction du ministre des Finances en faveur de certains membres du Gouvernement et hauts fonctionnaires de la République pour raison de service ». La BCC ajoute également les éléments « relatifs aux décaissements opérés à partir de ces cartes ainsi que la qualité des bénéficiaires au moment du débours ».
La BCC explique, par ailleurs, que « ces cartes ne sont pas directement liées au compte général du Trésor ». « Cela ne saurait être le cas », ajoute la correspondance de Deogracias Mutombo au ministre des Finances. Suivant le schéma classic établi à cet effet, « lesdites cartes émises par le correspondant local et adossées au compte Résident Monnaie Étrangère de la BCC dans les livres de la banque émettrice », lit-on dans le document dont une copie est tombée dans le bureau d’ACTU7.CD.
Toujours dans cette correspondance au ministre des Finances, le gouverneur de la BCC poursuit ses explications en indiquant que « c’est à la réception des avis de débit, suite à leur utilisation, que la BCC répercute au Compte Général du Trésor, le montant ad hoc et ce, à due concurrence ».
Avec ces éclaircissements de la BCC, il appartient désormais au ministre des Finances officiellement saisi sur cette affaire qui défraie la chronique, de pouvoir répondre aux préoccupations de l’IGF. L’éventualité de saisir la justice en cas d’un détournement par les détenteurs desdites cartes n’est pas exclue.
Rachidi Mabandu





