Nord-Kivu : Le CREDDHO exige la libération de deux militants de la LUCHA deux mois après leur arrestation à Butembo

Deux (2) militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) sont détenus depuis déjà deux (2) mois à la prison centrale de Kakwangura en ville de Butembo, au Nord-Kivu.

Élisée Lwatumba et Éric Muhindo avaient été arrêtés le 19 avril dernier quand ils sensibilisaient la population sur l’observance des journées sans activité décrétées par les forces vives du Grand Nord pour exiger le rétablissement de la paix et le départ de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO).

Dans un communiqué parvenu à ACTU7.CD ce dimanche 20 juin, le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CREDDHO) dénonce la « violation des droits humains commise par les services de l’ordre ».


“En appellant pacifiquement les habitants à observer la ville morte, Élisée Lwatumba Kasonia et Éric Muhindo Muvumbu n’ont fait qu’exercer la liberté d’expression leur reconnue par l’article 23 de la constitution de la RDC. Leur arrestation brutale et leur détention illégale est un affront contre les lois du pays”, lit-on dans ce document.

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Les éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) vêtus en tenue civile avaient mis la main sur ces militants pro-démocratie pour « troubles à l’ordre public et incitation à la désobéissance fiscale ».

La LUCHA, quant à elle, avait dénoncé que ces jeunes avaient été mis en prison avant qu’ils ne passent devant un quelconque juge pour l’instruction de leur dossier, chose qui ne serait pas encore fait jusqu’à présent.

Le CREDDHO demande d’ailleurs que les charges portées contre ces militants soient abandonnées et qu’ils soient libérés de la prison. Il plaide également pour la protection de la liberté aux membres de la société civile afin qu’ils jouissent de leur droit sans aucun problème.

Pour rappel, les activités socio-économiques et scolaires avaient été paralysées pendant presqu’un mois en avril dernier. Les habitants exigeaient le départ de la MONUSCO qu’ils accusaient d’inactive dans le rétablissement de la paix dans la région de Beni.

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Christopher Kambale, à Butembo

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