Après avoir « roulé » Tshisekedi dans « Kin Bopeto », Ngobila embarque Alexis Gisaro dans une nouvelle aventure, « zéro trou… »

 

Sacré gouverneur. Gentiny Ngobila ne manque pas des idées malgré que celles-ci ne profitent pas à ses administrés. Sa prochaine cible, les nids-de-poules sur les artères de Kinshasa. Le premier citoyen de la ville n’ira pas seul au front. Comme ce fut le cas avec l’opération « Kin Bopeto » de triste mémoire, il embarque, cette fois-ci, le ministre d’État en charge des Infrastructures et travaux publics, Alexis Gisaro.

Ce membre du Gouvernement central est-il une nouvelle « victime » ou un partenaire devant aider Gentiny Ngobila à réussir son pari ? Seule le locataire de l’Hôtel de ville de Kinshasa pourrait connaître l’issue de cette nouvelle aventure. Mais dans l’opinion kinoise, le gouverneur de Kinshasa est mal côté. Il ne s’est pas encore remis de l’échec de l’opération « Kin Bopeto » qui, malgré tout, a englouti d’importantes sommes d’argent du contribuable.

A l’heure des comptes, il s’avère que les ratés de l’opération « Kin Bopeto », lancée avec Félix Tshiskedi depuis la commune de Bandalungwa, continuent de causer préjudice aux Kinois. La saleté, les immondices dans les caniveaux et autres rivières et même dans les lieux publics de la capitale dérangent. Des odeurs nauséabondes qui se dégagent des déchets pour la plupart ménagers ne cessent de contribuer d’une manière négative à la santé des paisibles citoyens.

Et cette insalubrité ne préoccupe guère Gentiny Ngobila confortablement assis sur son bureau huppé à l’Hôtel de ville. Heureux qui, comme ce gouverneur issu du Front commun pour le Congo (FCC), n’a jamais été inquiété par l’organe délibérant de Kinshasa. Au contraire, c’est plutôt lui qui arrive à obtenir le départ de son vice-gouverneur et la levée des immunités des députés provinciaux censés lui contrôler.

Or, avec un minimum de respect vis-à-vis du chef de l’État et de ses administrés, Gentiny Ngobila l’ « intouchable » devrait d’abord commencer par évaluer l’opération « Kin Bopeto » avant d’entreprendre une énième opération. Il ne suffit pas seulement d’annoncer un projet avec fracas, mais faudra-t-il aussi en assurer le suivi pour obtenir les résultats escomptés.

Rachidi Mabandu

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