Les militaires kenyans devant faire partie des autres unités d’intervention rapide de la Brigade d’intervention des Nations Unies sont arrivés le lundi 9 août à Beni au Nord-Kivu. Ces troupes viennent de Nairobi via Goma et rejoignent ceux de la Tanzanie déjà sur place. Des sources militaires congolais renseignent que les troupes de la République Sud-africaine et celles du Népal seraient attendus dans les prochains jours. Tous, viennent prêter mains fortes aux FARDC en guerre contre des groupes armés dans la partie Est.
Dans la gestion de la situation particulièrement dans les provinces de l’Ituri et Nird-Kivu, les FARDC ne continueront pas seules à affronter l’ennemi. Les forces armées congolaises peuvent compter sur leurs alliées du Kenya, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et du Népal. Option levée par le commandant suprême des FARDC déterminé à mettre fin à l’insécurité devenue criante dans cette partie du pays.
Trois mois après avoir décrété l’État de siège dans ces deux juridictions, Félix Tshisekedi passe à l’offensive comme il avait promis. « Notre réplique sera foudroyante », avait-il lâché à Kinshasa lorsqu’il recevait son homologue kenyan à Kinshasa. Justement c’est du Kenya et de la Tanzanie qu’est venu le premier renfort extérieur pour résoudre l’éternelle question de l’insécurité en Ituri et au Nord-Kivu.
Trois mois après le lancement de l’État de siège, tout ne semble pas rose dans ces deux juridictions. Ce qui fait que les responsables militaires de deux provinces ont été rappelés dans la capitale par le Président de la République. Question pour Félix Tshisekedi de faire un bilan à mi-parcours des opérations militaires lancées. Évaluation qui se poursuit également au Parlement où les élus veulent en savoir un peu plus sur la question.
Rachidi Mabandu





