Le collectif des agents et cadres de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) en collaboration avec la délégation syndicale, veut descendre dans la rue dans un avenir proche, pour réclamer leurs décompte-finaux et arriérés de salaire. Ils ont annoncé cette décision après l’évaluation à mi-parcours de toutes les démarches menées sans succès, à l’issue d’une assemblée générale tenue ce samedi 28 août à Kinshasa.
« (…) Nous connaissons des problèmes très difficiles parce que derrière chaque agent, il y a une famille qu’il faut gérer. Nous avons fait des démarches à la Banque Centrale du Congo, au liquidateur qui n’a pas les moyens de sa politique. Et maintenant, nos yeux sont braqués aux institutions du pays notamment le ministère des Finances. Nous préparons un mémo que nous allons déposer auprès de ce ministère, accompagné des actions de grandes envergures sur terrain pour réclamer nos décompte-finaux et arriérés de salaire », a déclaré le président du collectif, Lazare kiwaka.
Et d’ajouter : « L’État congolais nous doit beaucoup d’argent, les institutions de l’État dont l’Assemblée nationale, le sénat et même la police, dans les provinces n’en parlons pas. On ne peut pas citer les chiffres en respect de notre charte, mais c’est une somme qui dépasse l’enveloppe globale des agents que nous sommes ».
Saisissant l’occasion, les agents et cadres de la BIAC ont sollicité l’implication du Chef de l’État Félix Tshisekedi pour se saisir du dossier afin qu’une solution soit trouvée.
En date du 10 novembre 2020, le Conseil d’État avait ordonné la suspension des décisions de dissolution forcée, de mise en liquidation forcée et de la désignation du liquidateur de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), comme le voulait la Banque centrale du Congo (BCC).
José Muyaya





