Infrastructures : Ngobila invité à l’école Kyabula

 

Comparativement à la réalité du terrain, le Haut-Katanga se développe mieux que la ville de Kinshasa en terme d’infrastructures notamment routières.


Quand bien même que ces deux provinces sont dotées des budgets annuels si proches (724 milliards CDF soit environ 362 millions USD pour la capitale et 700 milliards CDF soit environ 357 millions USD), la deuxième province la plus riche de la RDC après le Lualaba selon les données fournies par l’ONG « Congo Autrement » en date du 5 avril 2021 avance à pas de tortue dans la reconstruction des infrastructures. D’où l’appel pressant des observateurs au gouverneur à emboîter le pas à son collègue Jacques Kyabula.

Le budget annuel de la ville de Kinshasa tel que présenté par « Congo Autrement » est en baisse par rapport à celui de l’exercice passé évalué à 900 milliards de francs congolais.



Situation justifiée notamment par les difficultés liées au cadre macro économique mais aussi par la pandémie du coronavirus. Mais cela ne justifie guère la léthargie dans le chef de l’équipe Ngobila.

A Kinshasa, les 5109 km des routes urbaines sont quasi abandonnées. C’est plutôt le Gouvernement central qui s’illustre dans la réhabilitation de la voirie avec notamment les 362 km des routes nationales. Et les 74 km des routes d’intérêt provincial sont, pour la plus part, dans un état piteux. Voilà qui n’offre pas une bonne image de la Ville-phare de la République.

Et pourtant, avec un budget inférieur, le gouverneur du Haut-Katanga, considérée comme la deuxième province la plus riche de la RDC après le Lualaba, apporte un sang nouveau dans la réhabilitation et modernisation des principales routes de sa juridiction. A l’heure actuelle, le chef du gouvernement provincial du Haut-Katanga n’a qu’un seul leitmotiv : accélérer les travaux dans tous les chantiers de peur que la saison des pluies qui s’annonce ne puisse perturber les travaux.

L’avenue Kamanyola, l’avenue Kilwa prolongée et sa boucle, la route Kasapa dont les travaux de la plateforme ont été refaits entre le rond-point Carrefour et l’avenue Tshangalele, la chaussée de Kasenga…autant des chantiers auxquels s’attèle Jacques Kyabula. L’enjeu, comme lui-même l’a souligné lors de ses nombreuses descentes sur terrain, c’est d’achever les travaux de ces infrastructures avant la saison des pluies afin de poursuivre le plan de construction d’aménagement avec les routes et avenues internes des communes de Lubumbashi et des autres villes de la province.

Les grands travaux ont été également entrepris sur l’avenue Munama vers le célèbre marché Njanja de la commune de la Kenya. A Kasenga, un tronçon de 7 kilomètres qui traverse 7 communes a été élargi, il y a désormais 4 bandes sur 2 voies avec lampadaires, séparateurs en béton et caniveaux pour l’évacuation des eaux.

Comme sur l’avenue Sendwe en plein coeur de Lubumbashi, les travaux de construction des routes dans le Haut-Katanga sont exécutés de manière à ce que les ouvrages soient durables. C’est ainsi que la majorité de ces infrastructures sont faites des moellons sur 2 à 3 mètres.

Une telle prouesse réalisée par le Haut-Katanga devrait normalement interpeller les gouverneurs d’autres provinces en commençant par celui de Kinshasa. La capitale de la RDC, vu les recettes réalisées, ne devrait pas souffrir en terme d’infrastructures comme c’est le cas avec les juridictions les moins nanties comme celles de l’ex-Bandundu issues du démembrement ou encore de l’ex-Equateur.

Rachidi Mabandu

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