Félix Tshisekedi se montre déterminé à instaurer une société congolaise inclusive. Le Président de la République a évoqué le vendredi 23 octobre 2021 lors de la réunion du conseil des ministres qu’il a présidée, la nécessité de protéger les congolais vivant avec handicap qui représentent environ 13% de la population congolaise, soit plus de 10 Millions de personnes.
En raison de leur vulnérabilité, dit Félix Tshisekedi, les droits qui leur sont reconnus requièrent des mesures spécifiques et une attention particulière empreinte d’amour, de compassion, de considération et de solidarité de tous.
Ainsi, le Président de la République est revenu sur la nécessité de finaliser le processus d’élaboration de la loi portant promotion et protection des droits des personnes vivant avec handicap adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale.
Il a demandé à la Ministre des relations avec le Parlement, en collaboration avec la Ministre déléguée près le Ministère des Affaires sociales, de suivre l’évolution de cette proposition de loi au niveau du Sénat en vue d’accélérer son adoption.
Cette loi mettra en place un cadre juridique spécifique au niveau national pour une meilleure protection et une meilleure prise en charge des compatriotes les plus vulnérables.
Par ailleurs, le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde a fait part au conseil des Ministres de quelques dossiers du Gouvernement.
La Ministre déléguée près le Ministre des Affaires sociales chargée des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables a fait l’économie du projet d’Arrêté ministériel portant création, organisation et fonctionnement de la commission provisoire du suivi de l’état de mise en œuvre de la convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées et de son protocole facultatif.
Elle a rappelé que la convention internationale sur les droits des personnes vivant avec handicap a été adoptée à l’unanimité en 2006 par les États membres des Nations-Unies. Si la RDC a ratifié cet instrument juridique international en 2015, elle devrait, depuis 2017, présenter le rapport initial sur la manière dont la mise en œuvre se réalise. Ce qui n’a pas été fait depuis plus de quatre ans.
En attendant l’adoption de la loi organique portant promotion et protection des droits de personnes vivant avec handicap en élaboration au Parlement, qui a prévu des mécanismes pérennes pour cette tâche, la Ministre déléguée a expliqué la nécessité de la mise en place de la commission provisoire qui devra produire et déposer le rapport initial sus évoqué, au plus tard fin novembre prochain.
David Lupemba





