Kwilu/Remaniement du Gouvernement provincial : Les députés provinciaux déplorent le nombre « surélevé » des Ministres

 

Moult réactions ont été enregistrées à la suite de la publication du Gouvernement Itsundala 2, le 10 octobre 2021 dernier. Ledit Gouvernement est composé de dix-sept (17) Ministres, ajoutés à ceux-ci, le secrétaire général du Gouvernement et son adjoint. Après la société civile et autres organisations non gouvernementales, c’est le tour des députés provinciaux de sortir de leur silence.

Dans une déclaration faite le samedi 23 octobre 2021, certains élus de la province du Kwilu ont déploré le nombre « surélevé » des membres du Gouvernement Itsundala 2 dont la majorité sont les députés provinciaux.

« (…) fustigeons le remaniement du Gouvernement (…) parce que pléthorique, illégal, inconstitutionnel et ne répond pas à la vision du développement des populations à la base, objectif de l’Union sacrée (…) les prescrits de l’article 198 alinéa 1 et 5 de la constitution et de l’article 23 de la loi portant principe fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces disposent que : le Gouvernement provincial est composé du Gouverneur, du vice-gouverneur et des ministres provinciaux. Le nombre de ces derniers ne dépasse pas 10. Le Gouverneur a nommé 10 ministres et 7 commissaires généraux qui gèrent les ministères et prennent part au conseil des Ministres. Le Gouvernement provincial du Kwilu compte, en réalité, 17 ministres au lieu de 10 comme prévu par les lois de la République », ont-ils déploré.


Selon eux, Willy Itsundala aurait nommé des Ministres provinciaux aux ministères dont les compétences sont exclusives au pouvoir central.

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« Avec 17 ministres, le Gouverneur les invite sans nul doute à vivre de la rapine. C’est pour la première fois qu’un Gouverneur nomme dans un Gouvernement provincial un Ministre de l’Éducation nationale et un ministre garde des sceaux, compétences exclusives du pouvoir central. Il aurait pu nommer un ministre de l’EPST et de l’éducation tout court, un ministre de la justice et non garde des sceaux. Ceci caractérise l’amateurisme au sommet de la province réputée quartier latin », ont-ils ajouté.

D’après certaines sources proches du Gouverneur Willy Itsundala, nommer plus de dix (10) membres au sein du Gouvernement provincial n’est pas illégal, à l’instar des autres provinces dont celle de Kinshasa qui compte selon eux, près de dix-huit (18) membres et même celle du Haut-Katanga.

Patrick Matanga, à Bandundu

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