L’Université Congolais de l’Engagement Citoyen (UCEC) conteste l’entérinement de Denis Kadima à la tête de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) et se joint aux forces sociales et politiques pour des grandes manifestations en vue de « s’opposer à l’instauration de la dictature du pouvoir en place et préserver les acquis démocratiques ».
« Depuis 2006, notre pays la République Démocratique du Congo (RDC) a choisi les élections démocratiques comme mode d’accession au pouvoir et une Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a été créée par la Constitution du 18 février 2006 pour l’organisation matérielle des scrutins. Après trois cycles électoraux émaillés des contestations et ponctués des crises de légitimité des dirigeants, les élections de 2023 qui devaient réparer les erreurs du passé sont aujourd’hui compromises par la crise pré-électorale qui s’installe », affirme cette organisation de la société civile dans une déclaration mardi 26 octobre à Kinshasa.
L’UCEC regrette qu’après une lueur d’espoir de la passation pacifique au sommet de l’État, »le nouveau régime a rapidement basculé dans le schéma classique de la dictature autoritaire ».
Elle indique que « l’une des manifestations de cet autoritarisme à peine voilé est le récent forcing opéré dans le remplacement des membres de la CENI »
Attachée à ses propositions sur le consensus et les reformes électorales, »l’UCEC réfute l’entérinement, l’investiture et la prestation de serment de nouveaux membres de la CENI et constate avec regret la création d’une crise artificielle de confiance dans le processus électoral actuel et la CENI par le nouveau régime à travers le triomphalisme qui le caractérise sur plusieurs dossiers ».
D’après ce mouvement citoyen, « pour prémunir les chaos électoraux qui se préparent notamment avec les élections de 2023 qui risquent d’être les plus contestées de l’histoire du pays, l’UCEC appelle les congolais à se mobiliser lors des différentes manifestations contre le forcing électoral pour manifester pacifiquement afin d’empocher l’instauration de la dictature et préserver les acquis démocratiques ».
Lors de ses dernières sorties médiatiques, l’UCEC avait soutenu toutes les réformes quelle que soit sa prévenance et exigé les standards notamment les principes de la crédibilité, la transparence, l’égalité, la justice et l’inclusion électorale.
Jérémie Ngunga Léman





