Sud-Kivu : la NDSCI appelle à la mise en place des mécanismes efficaces pour mettre fin à l’utilisation des enfants dans des travaux forcés

 

Plusieurs enfants sont utilisés dans différents travaux lourds dans la ville de Bukavu et en territoire, des pratiques qui vont à lencontre des principes et textes qui protègent cette catégorie des personnes.

Suite à ce constat déplorable, la nouvelle dynamique de la société civile du Sud-Kivu appelle les autorités provinciales et les organisations oeuvrant dans la protection des enfants à mettre en place des mécanismes efficaces pour la sécurité des enfants.

Cette structure citoyenne qui milite pour le respect des droits humains dit avoir constaté avec regret que certains enfants, spécialement des mineurs sont abandonnés à leur triste sort, beaucoup passent leur temps à vagabonder toute la journée dans les rues de Bukavu et cela sans but. Dautres préfèrent vendre des sachets dans les marchés urbains sans compter les risques quils peuvent rencontrer.


La NDSCI indique par ailleurs que certains enfants sont aujourdhui exploités par certaines personnes qui les utilisent dans la vente des beignets. Pire encore dans des restaurants ou dans des maisons de tolérance, une situation que la société civile ne digère pas.

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« Lors d’une visite effectuée dans plusieurs marchés de la province du Sud- Kivu, les acteurs de la NDSCI ont remarqué la présence des enfants mineurs, les uns en train de vendre des sachets, des beignets, les autres en train de quémander sur le long de la route, les autres exploités dans des maisons de tolérance et même dans des carrières dexploitation de pierres », rapporte la NDSCI, dans une dépêche dalerte signée par le porte-parole adjoint Wilfrid Habamungu.

Plusieurs enfants sont présents dans plusieurs marchés de la ville où ils exercent différentes activités, par exemple au marché Bondeko au niveau du beach Muhanzi, les enfants surtout des filles mineures sont exploitées dans des restaurants et même des maisons de tolérance, dautres se livrent à la vente des sachets et autres, il en est de même dans le marché Mugogo à Walungu.

Certains disent avoir des difficultés dans leurs familles respectives car étant soit orphelins ou provenant dans des familles dépourvues de moyens étant donné que les uns sont orphelins ou issus des familles pauvres, les autres disent n’avoir pas d’occupation dans cette période de grève décrétée par les enseignants des écoles conventionnées catholiques, protestantes et publiques.

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Eu égard à ce qui précède, la NDSCI met en garde toutes les personnes qui exploitent illégalement les enfants mineurs car pour elle, la place de l’enfant c’est à l’école et non dans la rue.

Ngaboyeka Pascal, à Bukavu

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