La mairie de Lubumbashi est à nouveau secouée par une vive tension institutionnelle. Après la décision du Conseil d’État qui avait réhabilité Joyce Tunda en tant que maire intérimaire de la ville de Lubumbashi, Patrick Kafwimbi, nommé par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, avait introduit un recours auprès du Conseil d’État afin de justifier que sa nomination relevait bien de ce dernier.
Cependant, jeudi 31 juillet, le Conseil d’État a rejeté sa requête, refusant ainsi de reconnaître la légalité de sa nomination par le VPM de l’Intérieur. La haute juridiction administrative du pays, le Conseil d’État, a rejeté jeudi 31 juillet le recours introduit par Patrick Kafwimbi Mumamba, contestataire de son éviction du poste de maire ad interim. Cette décision réhabilite son ex-adjointe, Joyce Tunda Kazadi, nommée précédemment par arrêté du Vice-Premier ministre de l’Intérieur.
En statuant sur cette affaire le 31 juillet, le Conseil d’État a jugé la requête recevable mais non fondée, estimant qu’aucun élément nouveau ne justifiait la révision de sa précédente décision. Cette issue impose à M. Kafwimbi de céder officiellement la gestion municipale à Mme Tunda, dont le retour aux affaires semble irréversible.
Cette situation intervient alors que la CENI s’apprête à organiser les élections locales, attisant davantage les tensions dans les états-majors politiques locaux. La mairie de Lubumbashi devient ainsi un épicentre d’enjeux électoraux et institutionnels, dans un climat déjà marqué par la rivalité interne et l’incertitude.
PK





