Eugénie Salebongo Basoy, secrétaire générale au commerce extérieur est visée par une plainte au Parquet général de Kinshasa/Gombe. L’initiative émane des agents et cadres du Programme Intégré Renforcé (CIR), un programme de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui vient en appui aux pays les moins avancés (PMA).
Se confiant à ACTU7.CD, ces agents et cadres reprochent à Eugénie Salebongo Basoy le « licenciement abusif et massif » dont ils sont victimes.
« Eugénie Salebongo Basoy a en violation des prescrits des articles 73 alinéa 2, 76 et 79 de la loi numéro 015/2022 du 16 octobre 2022 portant code du travail, refusé de notifier aux agents du programme CIR, la fin de leurs contrats de travail. Cependant, les agents dont les contrats de travail devraient se clôturer le 31 décembre 2020, ont continué les prestations sur ordre de la hiérarchie jusqu’au 31 août 2021, date où ils ont été informés d’une nouvelle mise en place au sein du ministère (commerce extérieur) », dénoncent-ils.
Et d’ajouter, « contre toute attente, la secrétaire générale et point focal du programme CIR a profité de cette occasion pour remplacer les contractuels du programme par les personnes de son entourage au sein du ministère, sous prétexte qu’ils (les agents et cadres du programme CIR) ne sont pas mécanisés ».
Ces victimes qui ont saisi l’inspection provinciale du travail pour solliciter l’arbitrage de l’autorité attitrée, « se réservent en outre le droit de saisir la justice ».
« Nous réclamons le paiement de nos arriérés de salaire qui s’élèvent à ce jour à 33 mois, le décompte final pour la réconduction tacite de nos contrats étant donné que nous avons basculé dans le régime de contrat à durée indéterminée (CDI), puisqu’ayant déjà signé deux contrats de suite. Nous réclamons en outre des dommages et intérêts à titre des préjudices subis… », revendiquent-ils.
Depuis leur « licenciement abusif », le personnel du programme CIR continue de trimer dans une misère noire. Dans leur propos, deux d’entre eux ont perdu des enfants faute des moyens financiers. Ils en appellent cependant à l’implication « personnelle » du Chef de l’État Félix Tshisekedi, « grand défenseur de l’état de droit et du peuple d’abord ».
Josué Mfutila





