Kasaï-Central : « Quartier 11 », nouvelle localité convoitée par plusieurs Kanangais, mais menacée par des érosions

En plein centre de la République Démocratique du Congo (RDC) au Kasaï-Central, dans la ville de Kananga, se trouve une localité autrefois appelée « Maison Blanche » et aujourd’hui devenu « Quartier 11 ».

Il s’agit d’une localité qualifiée par certains de « luxueuse » pour ces nouvelles constructions qui égalent celles du centre ville, et en raison de sa position géographique, soit située entre deux (2) communes dont la celle de Kananga et de Lukonga.

Selon le chef du Quartier 11 qui s’est confié à ACTU7.CD ce vendredi 03 décembre 2021, c’était une propriété du célèbre politicien congolais Alphonse Ilunga Dibwe Luakamanyabo.


 » Avec la bénédiction du chef Kanyuka, Ilunga Dibwe avait bâti une maison pour sa femme Munkamba dans ce coin. Ce site était presqu’inhabité. Plus tard, les gens sont venus également pour y demeurer. Vu que le nombre de ses habitants ne faisait que se multiplier, le chef Kanyuka a décidé que ce coin puisse désormais être autonome et se constituer en ce qu’on appelle Quartier 11 « , a-t-il confié.

La plus part des kanangais qui n’avaient pas eu la chance de se taper une parcelle au centre de la ville de Kananga, se sont accouru comme des chenilles pour payer de lopins de terre afin d’y construire leurs maisons d’habitation. C’est ainsi qu’on peut y trouver des médecins, fonctionnaires de l’Etat, avocats, journalistes…

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Ce qui est une bonne chose selon le chef de quartier Tshinsambi qui est voisin à la localité Quartier 11. Selon Dix Pierre Ilunga, cette nouvelle localité a contribué à la réduction des cas d’insécurité dans ce coin.

A l’en croire, « la brousse qui environnait la maison Blanche constituait un camp de cachette pour les bandits avant leurs opérations ». Depuis l’implantation de cette nouvelle localité, Ilunga note une baisse de cas d’insécurité dans son entité déconcentrée.

Mais hélas, ces constructions n’ont pas respecté des normes urbanistiques, comme le note un urbaniste contacté par le média non-aligné, chose que Dix Pierre Ilunga confirme. Cependant, ii dit « craindre les érosions provenant de cette localité qui pourront attaquer son entité ».

« Je demande aux autorités de jeter un coup d’œil, car il y a risque de menaces des érosions. Comme cette localité partage des limites avec nous, je crains que ces érosions puissent nous attaquer aussi », a-t-il alerté.

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Par ailleurs, selon le numéro 1 du Quartier 11, les habitants de ce coin s’apprêtent à créer des caniveaux pour acheminer l’eau des ruissellements.

« On attendait l’arrivée des agents du fonds social pour nous créer des caniveaux, mais malheureusement, ils n’ont pas fait grand chose. C’est ainsi qu’entre nous habitants, on s’est réuni pour trouver une solution palliative afin de sauver notre localité, car personne n’accepte de construire ici pour plus tard démanger à cause des érosions », a-t-il conclu.

Le quartier 11 comme les enfants du terroir aiment bien l’appeler, est situé dans le village Kanyuka de Bena Mutshipayi, non loin de l’usine de la Régie de distribution d’eaux (REGIDESO). Puisqu’on parle de l’eau, cette localité n’est pas desservie en eau par la REGIDESO, ni non plus en électricité. Les populations se débrouillent tant soit peu pour se procurer de l’eau et utilisent l’énergie solaire pour l’éclairage de leurs foyers.

Pour les habitants estimés à plus de trois mille (3000), il n’y a qu’un polyclinique en plein centre de cette localité.

Jérémie Descon Muambi, à Kananga

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