Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre, Ministre de l’Environnement et
Développement Durable, Ève Bazaiba et dont une copie est parvenue à ACTU7.CD, la société Mbanza Wood dénonce des actes « d’escroquerie » dont elle est victime de la part de certains de ses collaborateurs « dont son directeur de cabinet. »
Cette société explique qu’après avoir été informée de la vacance de la concession numéro 46/11 rétrocédée à l’État par la Compagnie Forestière et de Transformation (CFT),
elle a, en date du 24 mai 2021, introduit une demande d’obtention de cette concession forestière pour exploitation des bois d’oeuvre dans la province de la Tshopo.
D’après les responsables de cette société, ils ont été au cabinet de Bazaiba et orientés par ses services pour se conformer aux dispositions légales et
règlementaires d’acquisition.
À l’en croire, après toutes les étapes, la société Mbanza Wood a été en contact, en date
du 17 novembre 2021, avec « des personnes connues » au sein du cabinet de la VPM, les invitant à passer « signer le contrat de concession forestière déjà disponible ».
À la même occasion, dit cette correspondance, une note de débit de ľordre de dollars américains deux cents trente-deux mille cinq cents (USD 232.500) leur a été remise, somme censée couvrir les frais techniques d’obtention de la concession forestière N°70343/SGIEDDIDGF/2021.
D’après cette société, après le contact de ses services auprès du
Secrétariat général, il s’avère que les documents qui leur ont été fournis « ont été déclarés faux et inexistants ».
Ève Bazaiba, informée, a aussi alerté et mis à la disposition de la justice certains de ses collaborateurs dont elle a préféré taire les noms dans un tweet, même si c’est connu du grand public que c’est son directeur de cabinet et le secrétaire général de son ministère qui sont « les plus cités dans ce dossier pour faux en écriture ».
L’avocat du Directeur de cabinet du VPM de l’intérieur n’a pas tardé à réagir. Selon lui, son client décline la responsabilité dans ce dossier « brandissant une correspondance datée du 03 décembre 2021 dans laquelle l’on voit le directeur de cabinet convoquer une séance de travail avec la société Mbanza Wood le lundi 06 décembre 2021, à l’issue de laquelle un faux en écriture avait été constaté ».


David Lupemba





