Marche pour Ngoy Mulunda : « La Police a usé des moyens non létaux pour disperser les manifestants » (Gouvernement Kyabula)

 

Le Gouvernement Provincial du Haut-Katanga a fait une mise au point sur la répression de la marche du mardi 18 janvier organisée par la communauté Katangaise pour exiger la libération du Pasteur Ngoy Mulunda.

Par son Porte-parole, le gouvernement provincial accuse les organisateurs « de n’avoir pas obtenu l’autorisation du Maire de la ville de Lubumbashi pour organiser cette marche. Il précise que la « Police a usé des moyens non létaux pour disperser les manifestants ».

« Au sujet de la marche pour exiger la libération du Pasteur Ngoy Mulunda et plaider en même temps pour une grâce présidentielle en sa faveur, les organisateurs ont voulu faire du forcing car n’ayant pas obtenu l’autorisation du Maire de la ville de Lubumbashi à qui ils se sont adressés. S’en sont suivies une bousculade et des attaques envers les éléments de la Police Nationale Congolaise qui, débordés, ont dispersé les manifestants en usant des moyens non létaux, dit le porte-parole du gouvernement Kyabula.


Le Gouvernement Provincial « n’étant pas habilité à autoriser une marche et n’ayant aucun pouvoir sur les affaires judiciaires, ni sur l’éligibilité des candidats à la grâce présidentielle », appelle toute la population au calme, à la cohésion, à vigilance et au respect de la procédure en ce qui concerne l’organisation des marches.

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La Police a réprimé ce mardi 18 janvier 2022, la marche initiée par l’Alliance pour le Bien-être des Congolais (AFBC) parti membre du Front Commun pour le Congo (FCC) à laquelle s’est associée la communauté Katangaise visant à exiger la libération du Pasteur Daniel Ngoy Mulunda, ancien Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Daniel Ngoy Mulunda, ancien Président de la centrale électorale, a été condamné en janvier 2021 à 3 ans de prison ferme. Il était poursuivi pour trois faits infractionels à savoir : incitation à la haine tribale, propagation de faux bruits et atteinte à la sureté intérieure de l’Etat.

Hervé Landry Ngoyi

 

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