Les habitants de la ville de Goma dans la province du Nord-Kivu continuent à faire face au problème de transport en commun. Les conducteurs de taxis sont en grève depuis maintenant trois jours pour protester contre la mesure du Maire de la ville leur obligeant de peindre leurs engins en couleur jaune « pour des raisons sécuritaires ».
Selon ces conducteurs, cette démarche vise à interpeller le Maire de la ville de Goma et toute son équipe et les imposer à revoir « cette mesure impopulaire » .
Selon eux, « ce n’est pas l’uniformisation de la couleur des taxis qui va résoudre le problème sécuritaire dans la ville » .
Ils soutiennent que « le mal est profond » et que « le prix exigé pour peindre leurs engins est énormément exorbitant par rapport à leurs revenus, ce qui les pousse à proposer d’autres alternatives » .
Ils demandent à l’autorité urbaine de coopérer pour applanir les divergences et lui propose d’adopter le système des bandelettes « comme c’est le cas sous d’autres cieux, notamment en Tanzanie, au Rwanda, en Ouganda et partout ailleurs, et cela pour des raison économiques vu que la majorité de propriétaires de ces véhicules, les achètent à crédits » .
« Un versement journalier à 20$, peindre un taxi, il faut au moins 150$, ce qui demande un versement de 8 jours. Les chauffeurs et les propriétaires des véhicules ont tous des familles à nourrir, à scolariser, à vêtir, des taxes et tant d’autres besoins, ce qui est difficile même à régler leurs situations au près des créanciers » , déplorent t-ils.
Et de poursuivre, « à chaque fois que les chauffeurs et les propriétaires des bus et taxis allaient exprimer leurs difficultés dans des réunions, le Maire de la ville semblait arrogant et ne voulait pas écouter, il faut en tout cas que cela cesse désormais » .
Ils appellent par ailleurs toute la population de Goma « à soutenir la grève de transport en commun, qui ira jusqu’à ce que nous allons obtenir gain de cause » .
David Lupemba





