Enfin, les travaux de la commission paritaire tant attendus ont été ouverts le vendredi 25 mars à l’hôtel du gouvernement par le vice-premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean Pierre Lihau, accompagné de ses collègues ministres de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), Muhindo Nzangi, du Budget Aimé Boji, de la recherche scientifique José Mpanda ainsi que les vice-ministres de Finance et du Budget.
Invité à présenter l’agenda du déroulement des travaux en commission paritaire, le ministre de l’ESU, Muhindo Nzangi a commencé par présenter au nom du banc gouvernemental, des excuses au banc syndical pour le retard du début de ces travaux. Ensuite, il a rassuré la communauté universitaire de l’engagement du gouvernement dans la construction d’un compromis raisonnable entre le banc syndical et le gouvernement. Dans la même logique, il a soutenu que « toutes les disparités sont prises pour que ces travaux se déroulent correctement ».
Représentant le premier ministre, le Vice-premier ministre, ministre de la Fonction publique Jean Pierre Lihau, a souligné que l’heure n’est plus aux discours.
« Il est temps de remplacer les paroles par les actes. Les discours on en a assez, maintenant il faut agir », a-t-il déclaré, avant de rassurer une fois de plus de la volonté du gouvernement, conformément aux instructions du chef de l’Etat de résoudre les questions qui perturbent le bon fonctionnement de l’ESU.
Dans sa déclaration faite à l’issue de cette séance d’ouverture, le président du réseau des Associations des professeurs des universités et Instituts Supérieurs de la RDC (RAPUCO), le professeur Radolphe Iyolo a, avant tout exprimé le regret du fait que ces travaux n’étaient pas organisés selon le délai convenu dans le protocole d’accord signé avec le gouvernement depuis le 14 février dernier. Qu’à cela ne tienne, il a salué avec la même énergie, l’effort conjugué par le gouvernement.

« Aujourd’hui est un grand jour pour l’enseignement supérieur et Universitaire parce que le gouvernement s’est ressaisi pour lancer les travaux en commission paritaire. On était retissant parce que le gouvernement devait organiser ces travaux en 72 heures mais cela n’était pas fait. C’est pourquoi certaines universités n’avaient repris », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, le professeur Radolphe Iyolo a précisé que « nous avons déjà suspendu la grève. Et cette fois-ci nous espérons que la volonté que le gouvernement affiche est réelle. On est peut-être dans le bon maintenant ».
Après cette séance d’ouverture, le banc gouvernemental et les bancs syndicaux de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) et de la recherche scientifique se réuniront à Bibwa, dans la commune de la N’sele pour la suite des travaux en commission paritaire le lundi 28 mars.
José Muyaya





