ARPTC : La RDC assume la 2e vice-présidence à la CRASA

 

Le président du collège de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), Christian Katende, a été désigné 2ème vice-président de la CRASA pour une année, à l’issue de la 11e assemblée générale de cette organisation des Régulateurs de l’Afrique Australe (CRASA), tenue, les 1er et 2 avril 2022, à Luanda en Angola.

Par le biais de son président, l’ARPTC assume ses nouvelles fonctions au sein de la CRASA pour une année pleine, de mars 2022 à mars 2023, précise une note transmise au média non-aligné.

D’après la source, c’est au côté de ses homologues, en l’occurrence l’Angolais Pascoal de Borges Ale Fernandes et le Zimbabwéen Gift Machengete, respectivement président et premier vice-président, qu’il est tenu d’exercer ce mandat jusqu’à la prochaine assemblée générale annuelle (AGA), en 2023.


« L’ARPTC se réjouit de l’élection de son président qui intervient au moment où le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, est désigné président de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), la sphère d’action de la CRASA, où la RDC doit oeuvrer à tirer le meilleur parti de son leadership au sein de cette entité régionale, constitue la position bien avantageuse, et le rôle important qu’elle devrait jouer sur le plan régional », souligne-t-on.

Au terme de son mandat, le président de l’ARPTC passera, l’an prochain, de second vice-président à président ou chairman. Et ce, en remplacement du directeur général de l’autorité de régulation angolaise, l’Autoridade Nacional de Comuniçaoes (Anacom), Pascoal de Borges Ale Fernandes. Ce dernier occupera alors le poste de vice-premier président, fonction qu’assume actuellement le directeur général de la Potraz, l’autorité de la régulation des postes et télécommunications du Zimbabwe, Gift Machengete ; en conformité avec le règlement régissant le fonctionnement du comité exécutif (CE) de la CRASA. Aussi, toujours en respect des modalités en vigueur, Kinshasa sera l’hôte de 12e AGA, l’année prochaine.

« Pour l’heure, c’est de concert que les trois personnalités susmentionnées vont veiller à la mise en oeuvre des décisions prises à l’occasion de la 11e AGA, ce qui revient à positionner les secteurs des TIC et de la poste comme catalyseurs du développement socio-économique de la sous-région avec à la clé, le positionnement de la SADC comme choix privilégié des investissements, en misant sur l’implémentation de réglementations harmonisées élaborées à cet effet. D’où les nombreuses stratégies et politiques mises en place afin de permettre aux ARNs (Autorités de régulation nationales) de concourir à un environnement sain au sein de leur région commune », indique le document.

Il s’avère important de noter que la dernière AGA de Luanda a été précédée d’une série de rencontres des Comités spécialisés (comités techniques) et du Comité exécutif (organe dirigeant), tenues du 03 au 28 février 2022. Il s’agit successivement de la Réunion du comité des consommateurs (CC), la Réunion du Comité juridique et politique (LPC), la Réunion du Comité de service et accès universel (UASC), la Réunion du Comité de Régulation Économique (ERC) ainsi que la Réunion du Comité Exécutif (CE) quavait présidé le chairman sortant, le Zimbabwéen Gift Machengete.

Dans un autre registre, la vice- présidente de l’ARPTC, Lydie Omanga avait, quant à elle, pris part à la 6e session ordinaire de la conférence des régulateurs de l’ARTAC, l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de lAfrique Centrale) tenue les 22 et 23 mars à Douala au Cameroun. De son côté, cette organisation interétatique, où s’étaient réunis les régulateurs des sous-régions CEMAC-CEEAC-COPTAC, a été marquée par la prise de fonction officielle de son nouveau président, Louis-Marc Sakala. Il s’agit du directeur général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) du Congo-Brazzaville, qui remplace à ce poste l’Équato-Guinéen Candido Muatetema Baita.

La vice-présidence de l’ARTAC est aujourd’hui assumée par l’ARPTC, en la personne de la Vice-Présidente Lydie OMANGA, pendant une année. Elle assumera la présidence l’année 2023.

Il sied de souligner qu’à ce jour, l’ARTAC compte huit pays membres de la CEEAC sur les onze qui composent cette sous-région. Il s’agit du Cameroun, le Gabon, la République Démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville, la République Centrafricaine, le Burundi, le Tchad et la Guinée Equatoriale. Quant aux trois autres, à savoir Sao Tomé et Principe, le Rwanda et l’Angola, ils sont tenus pour de potentiels adhérents. Par ailleurs, l’on note également la participation aux travaux et activités des régulateurs des pays de la CEMAC-CEEAC à l’instar de Sao Tomé et Principe et la Guinée Bissau alors qu’ils ne sont pas à proprement parler membres de l’ARTAC. Ils en partagent les perspectives, en vue de favoriser le regroupement des régulateurs, dans le but d’engendrer des organes de collaboration et de coopération internationale.

CP

 

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