Des agents et cadres de la BIAC « exigent le dégel des comptes » de la banque « pour le paiement » de leurs « arriérés de salaire de plus de 30 mois » et « décomptes finaux »

 

Sous un soleil accablant ce mardi 30 août devant le Palais de justice où siège le bureau de la Ministre de justice, les agents et cadres de la BIAC ont exigé « le dégel de comptes de cette banque, qui selon eux, « bloque le paiement » de leurs « arrières de salaire de plus de 30 mois et des décomptes finaux ».

« Nous avons des informations selon lesquelles le dossier de la BIAC en rapport avec le paiement de nos arriérés de salaire de plus de 30 mois et des décomptes finaux serait bloqué au niveau de la justice, c’est pour cela que nous sommes venus voir la Ministre de la justice pour qu’elle puisse décanter la situation », a circonscrit le vice-président du collectif des agents et cadres de la BIAC, Patrick Mandiangu, lors de cette manifestation.

Et d’expliquer : « il y a eu une injonction qui a été donnée au procureur près la cour de cassation et cette injonction a eu comme effet une action judiciaire et comme conséquence, tous les comptes de la BIAC ont été saisis et jusqu’à ce jour le liquidateur ne sait pas nous payer, alors que la banque centrale et le Ministère des Finances se sont accordés pour qu’on puisse payer notre argent ».

Lire aussi  Kwango : Au moins 4 morts et une vingtaine de blessés dans un accident de route au Pont Kwango

Par ailleurs, ce cadre de la BIAC a déploré le fait que « jusqu’aujourd’hui les comptes de la BIAC sont gelés. Selon la loi, cette décision de geler les comptes ne peut pas aller au-delà de 3 mois, mais chose étonnante ça fait plus de 8 mois qu’on a gelé ».

Privés des arriérés de salaire de plus de 30 mois et des décomptes finaux, ces agents et cadres de la BIAC ont crié « à l’aide de Tshisekedi ».

 » Cette situation doit être résolue, parce que nous avons des familles à nourrir. Bon nombre de nos collègues sont décédés sans obtenir l’argent. Le salaire à un caractère alimentaire, là ils sont en train de nous tuer. Cette injonction est inique parce qu’elle viole la loi. Nous sommes dans un État de droit et nous demandons au président la République Félix Tshisekedi de nous venir en aide », a-t-il déclaré.

C’est depuis le 10 novembre 2020 que le Conseil d’État avait ordonné la suspension des décisions de dissolution forcée, de mise en liquidation forcée et de la désignation du liquidateur de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), comme le voulait la Banque Centrale du Congo (BCC).

Lire aussi  Troubles à Limete : Ce qu'il faut retenir

José Muyaya

 

Lire aussi

Les plus populaires