Ituri : La société civile interpelle les autorités sur les mauvaises conditions carcérales de détenus de la prison de Mambasa

À ce jour, les détenus de la prison centrale de Mambasa, traversent une vie déplorable suite aux mauvaises conditions carcérales.

La nouvelle société civile congolaise basée dans cette partie de l’Ituri, précise que la toute première difficulté est le surpeuplement de la prison, occasionnant une contamination rapide des plusieurs maladies.

 » Aménagée pour une capacité d’accueil de 200 personnes, cette maison pénitentiaire compte actuellement environ 287 détenus et cela cause un étouffement des personnes ainsi que la facilité de contamination », s’est indigné John Vuleverio, coordonnateur de cette structure citoyenne.


Le second problème est, selon la même source, le difficile accès à l’eau potable et manque d’aliment nécessaire pour leur survie, développant ainsi une malnutrition aiguë.

 » Ils mangent une seule fois par jour (à 17 heures) et de la nourriture non seulement insignifiante mais aussi n’ayant pas d’éléments nutritifs possibles », a-t-il ajouté.

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John Vuleverio révèle que ces mauvaises conditions de vie occasionnent des morts en cascade dont 8 déjà répertoriés durant le mois de janvier 2023.

Il recommande notamment aux autorités compétentes de vite s’impliquer pour non seulement désengorger la prison mais également d’améliorer les conditions carcérales en faveur de ces détenus en état d’amaigrissement grave.

Par ailleurs, ce défenseur des droits humains en territoire de Mambasa sollicite l’installation d’un tribunal de grande instance ou tribunal militaire de garnison, car ayant constaté que plusieurs de ces prisonniers qui meurent sont ceux qui étaient détenus d’une manière  » provisoire » pendant environ une année sans être jugés faute d’un tribunal dans la zone.

Il sied de noter que la prison centrale de Mambasa avait enregistré plusieurs morts depuis le début de l’année 2022 où une cinquantaine des personnes y ont perdu la vie à cause de ces mauvaises conditions de vie non toujours améliorées jusqu’à ce présent, en dépit de plusieurs alertes des défenseurs des droits humains quant à ce.

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Moïse Ulang’u, à Bunia

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