Kasaï-Central : En route pour l’enrôlement, un cadre d’Ensemble pour la République agressé par des « militants des partis frères »

 

Des scènes de violence ont été enregistrées ce jeudi 9 mars dans la matinée à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central.

Des motards et plusieurs autres personnes présentées comme militants des partis politiques ont intercepté les cadres et militants du parti politique Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, qui accompagnaient l’un de leurs leaders politiques au centre d’inscription pour se faire enrôler.

Plusieurs militants de cette formation politique s’en sont tirés avec des vêtements et drapeaux du parti déchirés.


Au milieu des jets de pierres et de violentes bagarres, les militants d’Ensemble ont fini par sortir avec leur leader jusqu’au centre d’inscription où il a obtenu sa carte.

Sauvagement tabassé, Maître Albert Nkashama, coordonnateur provincial de cette formation politique, a, au cours d’une interview accordée à la presse, pointé du doigt accusateur certains partis politiques « qui veulent freiner l’avancée d’Ensemble pour la République dans la province du Kasaï-Central ».

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« Vous avez été témoins des actes de vandalisme dont j’ai été victime, même les militants de mon parti politique. Je sais que ce sont des partis frères qui se sont livrés à des jeux de vandalisme. Mais je pense qu’on ne peut rien arrêter par rapport à notre vision, par rapport à notre programme. Je viens d’avoir ma carte d’électeur, en même temps, je suis éligible », a-t-il déclaré.

De ce fait, Maître Albert Nkashama Buloko a annoncé qu’il compte user de toutes les voies de droit pour établir des responsabilités.

« Je pense que nous sommes dans un État des droits. Nous allons user de tous nos droits qui nous sont reconnus naturellement et constitutionnellement pour que ce comportement arrête pour la toute dernière fois (…) Nous allons user de toutes les procédures possibles pour que nous puissions identifier les auteurs de ces actes pour qu’il soit punis conformément à la loi », a-t’il promis.

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Notons que dans cette brouille, plusieurs journalistes dont celui d’ACTU7 avaient perdu certains de leurs matériels de service.

Pierre Kabakila, à Kananga

 

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