Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sessanga ont décidé de se donner la main pour affronter l’Union sacrée de la nation aux échéances électorales de décembre 2023. Ce vendredi 14 avril, les quatre (4) personnalités de l’opposition politique ont signé une déclaration commune à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, au cours d’une manifestation à laquelle ont pris part plusieurs autres membres de l’opposition.
Dans cette déclaration, le Président de l’ECIDé (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement), d’Ensemble pour la République, du LGD (Leadership et Gouvernance pour le Développement) ainsi que d’Envol lancent un appel à la société civile et annoncent une série d’actions pour « faire aboutir leurs revendications ». La première activité est une « grande marche » le 13 mai à Kinshasa, pour dénoncer « l’insécurité grandissante, la vie chère et la misère du peuple ainsi que le processus électoral chaotique ».
« Unir les idées et forces pour mener des actions communes en vue d’obtenir l’organisation des élections dans le délai constitutionnel », c’est également l’un des points inscrits dans la déclaration commune signée par le quatuor.
Ils exigent aussi « la désignation consensuelle des animateurs de la CENI, la révision de la loi électorale, la recomposition de la cour constitutionnelle, la fin de l’instrumentalisation des institutions politiques, judiciaires et fiscales contre les candidats à la présidentielle ainsi que la libération de tous les prisonniers politiques ».
Réaction du « quatuor »
Après la signature du document, les quatre (4) leaders se sont livrés à la presse. Delly Sessanga, du parti Envol, a dénoncé le fait, pour l’Union sacrée de « mépriser » les loi de la République.
« L’Union sacrée est la seule loi qui s’oppose à la population. Depuis un temps, c’est devenu une habitude de gouverner le pays dans un mépris des lois (…) Aujourd’hui, les lois de la République et la Constitution n’ont pas été respectées », a-t-il dit.
Pour Martin Fayulu de l’ECIDé, le pays souffre sur tout les plans. « Les Congolais souffrent à l’Est du pays, même ici (…) Nous devons nous oublier, nous devons tuer le “Moi” qui existe en nous », a conseillé l’homme de la vérité des urnes.
Dans cet ordre d’idée, Matata Ponyo du LGD veut que la signature du document ce jour puisse tourner en faveur de l’intérêt de la population. « Que la signature de ce document par les quatre personnalités ne puisse pas conduire à une mésaventure, mais que ça puisse conduire à la sauvegarde des intérêts de la population », déclare-t-il.
S’oublier pour tout donner aux congolais, c’est le voeu de Moïse Katumbi, d’Ensemble pour la République.
Jusque-là, rien n’est encore précis s’il s’agit d’une plateforme électorale ou encore la dénomination de cette union.
Patrick Nguwo





