Kinshasa – Lutte contre les sachets plastiques : G. Mulumba consterné par la libération d’un cadre d’une société condamné à 5 ans de prison pour tentative de corruption

 

 

Grand était l’étonnement du Vice-gouverneur de la ville province de Kinshasa de constater que Roger Ngoma, coordonnateur du service de personnel et relations publiques au sein de l’entreprise Kim International, a repris son poste de travail, alors que condamné, en décembre dernier, pour tentative de corruption envers Gecoco Mulumba.

Lors d’une descente vers les installations de cette société privée, l’adjoint de Gentiny Ngobila se montre visiblement surpris de constater que Kim International continue d’être opérationnel alors que frappé par la mesure interdisant la production des sachets plastiques non biodégradables.

Dans une vidéo consultée par ACTU7.CD, Gecoco Mulumba s’est plaint de la justice congolaise.


« Je me trouve à l’endroit où l’on a arrêté celui qui a failli me corrompre avec 3.000 USD. Il a été jugé en flagrance et a été condamné à 5 ans de prison. Mais on leur a trouvé ici, ils ont ouvert l’usine et ont continué à produire des sachets. Plus grave, la personne qui a été condamnée à 5 ans de prison, a été retrouvée assis dans son bureau. Quand je dis toujours que la justice ne nous aide pas, c’est ça le comble, c’est ça le problème », s’est-il indigné.

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Le Vice-gouverneur de Kinshasa a rassuré que l’hôtel de ville ne se laissera pas faire.

« Tant que des textes de loi existent, les sociétés de production des sachets non biodégradables ne fonctionneront jamais. Pour ce faire, il faut que la justice nous aide. Nous sommes venus et nous leur avons trouvé avec une réquisition d’un certain parquet, ce n’est pas bien, ce n’est pas encourager notre travail », a dit, par la suite, le successeur de Néron Mbungu.

Et d’ajouter : « Quand on observe la saleté dans la ville de Kinshasa ou au Congo, premièrement c’est des sachets qui tuent notre pays. Il faut au moins plus de 100 ans pour qu’un sachet se décompose sous terre. Deuxièmement, c’est des bouteilles d’eau pour lesquels nous demandons de fortes dispositions juridiques pour que les propriétaires de ces bouteilles puissent les racheter ensuite. C’est difficile, mais nous n’allons pas nous fatiguer. Celui qui aime son pays ne se fatigue pas, un peu comme l’éléphant qui ne se lace pas de ses ivoires ».

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Pour l’heure, les installations de cette usine ont été à nouveau scellées. La question sera, une nouvelle fois, transmise devant une juridiction compétente.

Patrick Nguwo

 

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