Vital Kamerhe : « Je suis Ministre de l’économie depuis un mois et le taux de change n’a pas bougé »

 

La crise de maïs qui secoue l’espace Grand Katanga et Grand Kasaï a fait l’objet d’un briefing de presse le lundi 15 mai dans la soirée, sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), animé conjointement par le porte-parole du Gouvernement Patrick Muyaya et le Vice-premier Ministre en charge de l’économie nationale Vital Kamerhe.

Le VPM de l’économie s’est voulu très transparent comme l’eau de roche, en ce qui concerne la stratégie du Gouvernement pour résorber la crise du maïs dans le Katanga et au Kasaï. Vital Kamerhe trace un schéma qui peut durer au moins 5 mois avant de voir cette pénurie être résolue ou atténuée.

« Nous savons que nous allons semer. On ne sème pas le matin pour récolter le soir, ça ne se passe pas comme ça. On va dire la vérité aux congolais. Pour les maïs, il faut au moins trois mois pour la germination, puis au moins un mois avant que cela sèche, puis moudre. Donc 5 mois à peu près, ne trompons pas l’opinion », a répondu Vital Kamerhe à la question d’un journaliste.


La pénurie de maïs et la vie chère, c’est aussi l’une des raisons de la marche de l’opposition projetée pour le 20 mai. Le patron de l’économie nationale a remis en cause cette démarche.

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« Laissez-les marcher, puisque pour eux, c’est ça la solution. Au lendemain de leur marche, les produits vont arriver aux marchés comme ils le pensent. Moi, j’aurais voulu qu’on me dise : “Kamerhe, ta politique est mauvaise. Moi, à ta place, voici ce que j’aurais fait” », laisse-t-il entendre.

Par ailleurs, l’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi a vanté la stabilisation du taux de change depuis son arrivée en tête de ce ministère.

« Je suis Ministre de l’économie depuis un mois et le taux de change n’a pas bougé ou presque, il y a eu même légère baisse. Je ne peux pas en faire une publicité, parce que le taux officiel est de 22.5, en parallèle, c’est autour de 23 alors qu’on frôlait le 24. Il faut aussi encourager lorsqu’on fait du boulot », explique l’économiste.

En ce qui concerne la crise de maïs, il faut dire que le Gouvernement congolais avait choisi de miser sur les producteurs locaux. En attendant, la main reste tendue vers l’étranger.

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Patrick Nguwo

 

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