Du 05 au 08 Juin 2023, le président de l’autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo, Christian Katende a conduit une délégation congolaise au symposium des régulateurs en Egypte.
Ce colloque annuel de l’Union International des Télécoms, avait pour objet de rassembler les responsables des autorités de régulation nationales des télécoms et des TICS du monde, pour partager leurs points de vue, leurs expériences, leurs obstacles, difficultés et stratégies sur les questions pertinentes de la règlementation, pour ensemble parler d’avancement durable des télécoms. Selon une note parvenue au média non-aligné, « ce rassemblement annuel se termine toujours par l’adoption par les régulateurs d’un ensemble de lignes directrices sur les meilleures pratiques réglementaires ».
Durant ce rendez-vous, les points ci-après étaient au menu :
– La réunion des associations régionales;
– La table ronde des dirigeants de la réglementation;
– La réunion du groupe consultatif de l’industrie sur les questions de développement et du directeur de la réglementation du secteur privé;
– Plusieurs panels thématiques sur les sujets d’actualités.

Réunion des associations régionales tenue le 05 juin, cette réunion avait convié les comités exécutifs des associations régionales du monde entier (Président, Vice-President et Secrétariat Exécutif). L’objectif était bien précis : promouvoir la collaboration entre toutes les associations régionales, pour une cohérence globale dans l’avancement des télécommunications.
Pour matérialiser cette collaboration, la session de cette année a inclu le lancement officiel du Digital Regulation Network (DRN), le réseau de la régulation digitale, le réseau des réseaux, une première initiative de cette nature au sein de UIT.
Chaque association régionale a eu à partager un bref état de lieux des activités en cours.
« Nous avons eu l’avantage d’y participer, à la fois comme Président de la CRASA, et Vice-Président de l’ARTAC », confie le président de l’ARPTC.
La table ronde des dirigeants de la réglementation
La réunion des autorités de régulation nationales s’est tenue en la même date du 05 juin. Il s’agissait ici d’une session de partage et contribution entre régulateurs nationaux, dont l’objectif a été de collectivement identifier et approuver les lignes directives sur les meilleures pratiques et formules d’incitations réglementaires et économiques, pour un future durable, la favorisation du déploiement total des infrastructures, et la promotion d’une transformation numérique durable, à travers une adoption et utilisation par toutes les souches.
Il s’en est enfin suivi, du 6 au 8 juin, une série de panels sur plusieurs thématiques, notamment :
Le segment de leadership : comment l’innovation politique et réglementaire peut-elle favoriser une connectivité universelle et significative et une transformation numérique durable ? ».
Cet échange a débuté avec un échange ministériel des leaders du secteur (Namibie, Malawi, Japon, Afrique du sud) sur les plans prioritaires et stratégies innovatrices en place pour la transformation numérique de leurs pays respectifs.
C’est ensuite suivi d’une table ronde des régulateurs et acteurs de l’industrie privée qui a examiné l’innovation politique et réglementaire en mettant l’accent sur les nouvelles structures de gouvernance, les cadres politiques et réglementaires et les mécanismes de financement pour favoriser le processus de transformation numérique, l’investissement dans la connectivité et l’accès, et l’adoption de services numériques pour une société numérique inclusive.
Infrastructure numérique fiable : comment combler l’écart? (Cybersécurité)
Les défis liés à la cybersécurité évoluent aussi rapidement que la transformation numérique, aujourd’hui sans précédent. Pire encore, il s’agit d’une problématique très alarmante la question de cybersécurité, aux vues de la vulnérabilité à laquelle sont exposés les utilisateurs des services numériques.
Aujourd’hui, et face à l’évolution de l’intelligence artificielle et de la robotique, la question de sécurité est d’office devenue très complexe : Le danger d’aujourd’hui dépasse le simple usage de mot de passe pour se sécuriser. De plus, la priorité de la connectivité est de moins en moins relative aux infrastructures ou encore la vitesse d’accès, mais se focalise sur la sûreté et fiabilité de l’usage des services numériques, a-t-on signalé.
Ainsi, la réforme des stratégies règlementaires s’impose. Pour se faire, les points suivants sont à considérer :
Une évaluation de l’état des lieux est le point de départ de la reforme réglementaire. De là, chaque gouvernement saura identifier les lignes prioritaires, et réorienter leurs investissements adéquatement.
La structure d’un secteur et le positionnement du régulateur dans cette structure administrative est de même capital pour cette réforme. Dans la plus part des cas, il la structure sectorielle évolue dans un environnement assez complexe, généralement avec beaucoup d’influence politique, parfois l’existence de plusieurs services et institutions diversifiés, qui dilue ou confonde les missions. De ce fait, il est crucial que les collaborations entre les décideurs soient multipliées, que ces dernières s’alignent à une vision commune, et que l’ensemble des compétences nécessaires pour tacler la question soit constamment développé et mis à jour.
Gestion de spectre pour demain
Ici, il a été noté que la hausse de l’usage et des services numériques rend la gestion des fréquences de plus en plus complexe. De nos jours fait-on remarquer, il existe plusieurs problématiques (environ 29 questions en cours) relatives aux besoins scientifiques, aéronautiques, maritimes, satellitaires, et d’accès à large bande fixe et mobile qui doivent être considéré dans la gestion des spectres.
D’autre part, bien que technique, la gestion des spectres est de plus en plus une question d’environnementale. Elle fait appel, une planification plus consciente de l’espace, tenant compte des aspects de ses limites, des menaces vitales, et des dangers environnementaux liés à nos utilisations de l’espace qui entoure notre planète.
Plus loin, il est évalué que la question de connectivité universelle n’est pas totalement lié et dépendante au partage des spectres. Bien que 95% de la population mondiale soit couverte par la large bande, seuls 55% en tirent profit, ce qui vx dire qu’il y’ a un écart d’usage de 40%. Ainsi, en plus d’une gestion efficace des spectres, l’élaboration des politiques règlementaires qui boostent l’usage et comblent les écarts existants est capitale.
Entre autre, il sied de noter que la délégation de l’ARPTC a eu une session de travail stratégique avec le programme SPIDER.
Pour finir, M. Christian KATENDE, Président du Collège de l’ARPTC s’est entretenu avec Mme Doreen Bodgan-Martin, Secrétaire Générale de l’UIT (l’Union Internationale des Télécommunications). Cet échange a tourné autour du soutien pratique et tangible de l’UIT envers les pays membres. Cette dernière dispose d’un arsenal de programmes de développement, et un grand ensemble de recommandations et lignes directrices, effectuées ou en cours. L’accompagnement de l’UIT est effectif et fructueux, étant donné qu’elle se base sur des cas pratiques et avérés dans plusieurs pays. Il est donc à l’intérêt des pays membres de tirer profit, a-t-on indiqué.
En synthèse, les états membres peuvent en effet compter sur l’accompagnement abordable (ou parfois gratuite de l’UIT, pour optimiser leur réglementation.
Madame la Secrétaire confirme ainsi que la prise de contact avec le BDT et le Bureau de la radiocommunication est la démarche adéquate afin de bénéficier de cet accompagnement.
CP





