L’eau a coulé sous le pont depuis l’annonce de la mort cruelle de l’ancien ministre des Transports, voies de communications et Désenclavement, Chérubin Okende Sengha. Autant les versions débordent sur les circonstances de son assassinat crapuleux, autant les récompenses pour celui qui dénoncerait l’auteur viennent se mêler à la danse.
De un à cinq millions de dollars voilà des montants proposés sur la toile qui s’enflamme là dessus. Connaissant le comportement des congolais devant des propositions aussi alléchantes, quidams et charlatans sont prêts à sauter sur l’occasion. Pari risqué certes, mais il faut tenter sa chance. ( Sic). La mort de Chérubin Okende a eu le mérite de créer le choc au point que le gouvernement de la République s’est saisi du dossier et une enquête est déjà en cours au niveau de l’auditorat militaire. Et d’ici peu, d’autres services mettront la main dans la patte pour essayer d’élucider les conditions de l’odieux assassinat.
C’est ici le lieu de s’interroger sur le bien fondé de l’initiative des récompenses au moment où, la justice fait déjà son travail. Si des particuliers bien que membres de la cour, cherchent à se faire une santé politique à l’occasion du décès de Chérubin Okende Sengha, l’échec leur est promis d’avance. Question, en lançant l’initiative des récompenses, a-t-on pensé à la faisabilité ?
À considérer que l’assassin présumé est désigné, comment convaincre la justice de son identité ? A-t-on associé la justice dans cette manière de faire? Qui finance ces recompenses ? Bizzare !
Zamenga Odimbale





