Agression rwandaise : Un nouveau risque d’une année scolaire blanche à la porte de Rutshuru (Alerte)

 

À Rutshuru (Nord-Kivu) suite à l’occupation d’une partie du territoire par les rebelles du M23-RDF, l’éducation est gravement compromise. Les écoles demeurent fermées depuis lors, privant les écoliers d’une éducation essentielle. En conséquence, deux (2) années scolaires ont déjà été perdues dans la région, aggravant les frustrations et les inquiétudes quant à l’avenir éducatif des jeunes.

Face à cette menace imminente d’une troisième année blanche à Rutshuru, les notables locaux et défenseurs des droits humains appellent les autorités à agir de toute urgence. Aimé Mukanda Mbusa, notable du territoire et porte-parole des droits de l’homme, exhorte le Gouvernement à rétablir la paix dans les zones contrôlées par le M23-RDF afin d’éviter une nouvelle année blanche. Il demande également la réouverture immédiate des écoles à Rutshuru, soulignant que de nombreux habitants ont réussi à regagner leurs lieux d’origine malgré l’occupation rwandaise.

L’inquiétude reste permanente, car les enseignants, rémunérés par Kinshasa, n’ont pas pu dispenser des cours aux élèves depuis la fermeture des écoles.

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Il faut dire que la situation actuelle a déjà eu des conséquences néfastes pour les élèves de Rutshuru. Beaucoup d’entre eux, privés d’accès à l’éducation, se sont retrouvés vulnérables et exposés aux groupes armés présents dans la région. Nombreuses sont les adolescentes qui ont subi des grossesses non désirées dans ce contexte d’instabilité et d’absence d’éducation. Les défenseurs des droits de l’homme appellent donc l’UNICEF à intervenir et à fournir un soutien essentiel pour inverser cette situation alarmante.

Depuis la prise de Bunagana (Rutshuru/Nord-Kivu) par les rebelles terroristes du M-23/RDF en juin 2021, plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers dans au moins neuf (9) groupements du territoire. De nombreux civils se retrouvent actuellement dans des zones sous le contrôle de l’autorité de l’État à Goma et dans le nord du Grand Kivu, confrontés à des conditions de vie difficiles et à une incertitude quant à leur avenir.

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David Lupemba

 

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