Fayulu : « Ma candidature, c’est pour continuer le combat de la transparence et de la vérité des urnes »

 

Martin Fayulu ne veut pas du tout abandonner son combat de la transparence et de la vérité des urnes, mené depuis 2018, après la victoire de Félix Tshisekedi. Déposant son dossier pour la bataille présidentielle de 2023, le mercredi 4 octobre, le Président du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) dit inscrire sa candidature dans la même logique.

Après s’être plié aux exigences administratives, Martin Fayulu a eu un entretien « à coeur ouvert » avec le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) Dénis Kadima à qui il a dit « pouvoir poursuivre son combat sur la transparence et la vérité des urnes ».

« J’ai dit au Président de la CENI qu’il faut instituer un cadre de concertation entre la Centrale électorale et les parties prenantes, c’est-à-dire les candidats présidents de la République, pour qu’on définisse les règles du jeu et qu’on les comprenne. J’ai évoqué l’article 47 alinéas 3 et 5 et dit au Président de la CENI que ma candidature, c’est pour continuer le combat de la transparence et de la vérité des urnes », a-t-il confié aux professionnels des médias, à l’issue de leurs échanges.


Lors des échanges avec le patron de la Centrale électorale, Martin Fayulu est encore revenu sur ce qu’il croit être un dysfonctionnement du processus électoral.

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« Aujourd’hui, le fichier électoral n’est pas connu et j’ai expliqué au Président de la CENI que dans l’opération de l’octroi des duplicatas, on continue à enrôler des gens. Il y a des situations qui renseignent que sur 10 personnes, il y a au moins 6 qui ne retrouvent pas leurs noms, on leur fait de nouvelles cartes avec de nouveaux numéros. Il y a des gens qui prennent les duplicatas avec les mêmes numéros, ceux-là leurs données se trouvent dans la machine, dans le serveur : il y a un problème sérieux. J’ai dit au Président de la CENI qu’il ne peut pas penser que ce processus lui appartient ou à la CENI seulement, c’est un processus du peuple, des parties prenantes », a-t-il expliqué.

Et de renchérir : « Donc il faut qu’il se ravise sinon, on ne laissera pas faire ce que Nangaa a fait pour qu’il vienne l’accepter plus tard. On n’acceptera pas qu’une personne vole la victoire du peuple « .

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Martin Fayulu avait refusé d’embarquer le train électoral exigeant au préalable un nouvel audit du fichier électoral par un cabinet indépendant. Il a ensuite fait volte-face en déposant sa candidature à la présidentielle, alors que tous ces potentiels candidats députés n’ont pas pu déposer leurs dossiers.

José Muyaya

 

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