Plusieurs partis politiques ont fermé leurs portes au chef-lieu du territoire de Beni et ses environs, dans la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), avant même la fin du processus électoral en cours.
C’est le constat fait par le média en ligne non-aligné, réalisé ce samedi 13 avril 2024, quatre (4) mois environ après les élections présidentielle et législatives.
Alors qu’ils avaient déjà inondé les coins et recoins de la commune d’Oïcha, ces quartiers généraux des formations politiques disparaissent chaque jour qui passe. Si dans plusieurs bâtiments qui abritaient ces bureaux des partis politiques les portes sont déjà cadenassées, d’autres par contre ont été transformées en maison de commerce.
C’est l’exemple du bureau territorial du LGD (Leadership et Gouvernance pour le Développement), cher à Augustin Matata Ponyo, situé dans le quartier Masosi non loin d’une représentation locale de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante). Ce dernier a été plutôt transformé à un dépôt de vente de ciments. Des sources concordantes parlent de manque de moyens financiers pour le payement de loyer. Les sceaux et autres documents administratifs seraient détenus par particulier, a-t-on appris.
À quelques parcelles de là, à l’ouest de la RN4, c’est un autre bureau d’une association politique qui a également fermé ses portes. Il s’agit bien de PADECO, cher à un ancien député du territoire de Lubero. Alors qu’une marmaille de femmes et hommes s’y réunissaient pendant la campagne électorale il y a deux (2) mois environ, la porte est cadenassée. Une de ses militantes abordée par ACTU7.CD évoque des problèmes financiers.
‹‹ Plusieurs sont ceux qui y arrivaient juste pour bénéficier des intérêts de la campagne électorale. Quand on distribuait des t-shirts, des chapeaux, de l’argent (…) les gens étaient nombreux. Aujourd’hui, personne ne vient même pour poser sa signature. Ça fait presque deux (2) mois, notre bureau est fermé, la permanente n’y arrive plus ››, a-t-elle dit sous couvert d’anonymat.
Parmi cette multitude des partis politiques non encore opérationnels depuis la fin de la campagne électorale, on cite également l’ECIDé de Martin Fayulu. On parle aussi de Congo Espoir, COFEDEC, ADC, DEPALU, AFDC, ACC…
Dans la localité des Bakila-Tenambo où ces formations politiques étaient nombreuses, les portes sont également fermées.
Les quelques-uns des sièges des partis politiques qui semblent résister sont effectivement ouverts du matin jusqu’à l’après-midi mais sans aucune personne à la permanence. À quelques mètres du rond-point central de la commune d’Oïcha, on retrouve par exemple l’UDPS/Tshisekedi cher au Président de la République et l’UNC de Vital Kamerhée. À ces derniers, la mobilisation est au top seulement le jour où une autorité de marque se présente dans la cité ou en cas d’une réunion d’urgence.
Au cours des élections de décembre 2023, la commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni n’a réussi aucun siège à l’Assemblée nationale moins encore provinciale. La notabilité a mis en cause la multiplicité des partis politiques qui a semé une confusion dans le chef des électeurs.
JC Mbafumoja, à Oïcha/Beni





