Annoncée avec pompe, la 13 ème mesure interdisant la circulation en ville des taxis- moto communément appelées « Wewas » a montré son visage, échec et mat. Voilà les termes qui conviennent. Elle a échoué à l’instar des 12 autres mesures antérieures.
La police provinciale chargée de faire le suivi de la décision du ministre de l’intérieur a répondu absente aux abonnés, foulant ainsi aux pieds, les ordres de la hiérarchie. Le général Kilimbalimba, chef de la police ville de Kinshasa est pointé du doigt. Les « Wewas » qui ont repris du lest se moquent même de lui. Ils ont investi de nouveau leur champ habituel augmentant même le prix de la course à partir du centre ville ou de Gombe vers d’autres destinations.
Il y a lieu de s’interroger sur le rendement de cette police maintes fois félicitée. Avec le retour des Wewas à Gombe , il y a lieu de conclure que le mal contre lequel la mesure a été prise est aussi de retour. Des mesures éphémères et bafouées, une réalité purement congolaise!
Dès lors que la police se montre incapable de faire le suivi des petites choses, sera – t- elle à la hauteur des taches aussi ardues comme l’Insécurité ? Une autre préoccupation non de moindre est celle de savoir pourquoi cette négligence alors que l’on a pour attribution la protection de la population kinoise à tout bout de champ ?
Une série d’interrogations nécessitant des réponses appropriées.
Pendant ce temps, vive la jungle kinoise, vive la loi des Wewas à Gombe, vive l’insécurité, vive, Kilimbalimba, vive la police provinciale,…
Mupech Pech André





