Kasaï-Oriental : Bousculades et coups de poings entre étudiants de l’UOM pour payer la participation à la mi-session

 

Lundi 6 et mardi 7 mai 2024 étaient des journées périlleuses au bâtiment administratif de l’Université Officielle de Mbuji-Mayi (UOM). Les étudiants des filières confondues qui s’y étaient rendus pour prendre l’inscription ou s’acquitter des frais académiques et de participation aux épreuves de la mi-session, ont joué aux bousculades pour s’offrir impatiemment une place devant les guichets afin d’accomplir chacun son devoir.

Fort malheureusement, ce rififi a occasionné un climat malsain qui a gâché la matinée de ce jour au bâtiment administratif. Les impatients se sont livrés à des coups de poing, jet de projectiles et échanges de paroles acerbes afin de se mettre dans la bonne zone, pour être servis en premier.

Dans des vidéos qui ont fait la ronde de la toile, l’on pouvait remarquer certains étudiants en train d’escalader le mur pour s’introduire brutalement à l’intérieur du bâtiment. D’autres exténués par ces mouvements brutaux et agressifs, ne pouvaient que se tenir à distance, observant les plus forts mener la bataille.


Selon des étudiants approchés par notre rédaction, la tension a surgi lors que certains d’entre eux, renvoyés pour les frais de participation, se voyaient en risque de louper les examens. Même s’ils pouvaient s’acquitter immédiatement de leurs obligations, l’occasion ne leur permettait pas de le faire, vu la taille de leurs collègues non en ordre, qui encombraient les guichets du bâtiment administratif.

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Au lieu de les laisser passer les examens et s’acquitter quelques heures plus tard de leurs obligations, ces étudiants avouent qu’aucune mesure de clémence n’a pas été adoptée en leur faveur. Ils se voyaient dans l’obligation de payer avec pénalités, après avoir raté l’examen du jour.

C’est ainsi qu’ils ont manifesté pour protester contre cette décision de la hiérarchie et empêcher d’ailleurs le déroulement des épreuves.

Les étudiants et d’autres observateurs lésés ont appelé les autorités académiques à prendre des mesures idoines pour endiguer ce genre de situation qui dégrade l’image de l’étudiant de Mbuji-Mayi.

Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi

 

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