Dossier cartes d’identité : l’IGF écrit au Ministre de l’intérieur pour dénoncer des magouilles financières dans le contrat ONIP- AFRITECH

 

Dans une note d’observations adressée au vice-premier ministre de l’intérieur et sécurité sortant, Peter Kazadi, l’inspection générale des finances, IGF ne mâche pas les mots en rapport avec le contrat qui unit, l’Office National d’identification de la Population, ONIP et le groupement AFRITECH/IDEMIA axé sur la production des cartes d’identité.

Le gendarme de l’Etat congolais en matière de finances publiques éventre le Boa dans ce juteux mariage où la République est perdante et dit non à cette énième initiative évaluée à 697 millions USD, visant à saigner à blanc le Trésor public.
Dans ce contrat mafieux mis à nu, il est prévu que l’Etat congolais apporte USD 104 millions dont USD 20 millions sont déjà disponibilisés et USD 593 millions à apporter par le groupement.

Seulement, ne disposant pas des ressources pour financer le projet AFRITECH/IDEMIA a joué le malin. Le contrat prévoit que le gouvernement lui fournisse des garanties en terme de séquestration des avoirs de la Banque centrale du Congo, BCC devant lui permettre de lever des fonds auprès des banques commerciales. En outre, l’IGF poussant sa curiosité dans cette union d’une durée de 20 ans, elle a constaté la surfacturation dans la construction des infrastructures du projet estimée à USD 444 millions.

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L »Etat congolais malmené

En outre, dans ce dossier, le produit à se partager est de l’ordre de USD 2 milliards dont 60% pour le groupement AFRITECH/ IDEMIA, 20% à l’Etat congolais et 20% pour le remboursement de la dette. Or, à en croire l’IFG, la firme française IDEMIA qu’elle a contacté, ne reconnaît aucun lien avec le marché de production des cartes d’identité en RDC mais affirme que AFRITECH est un client qui projetait s’approvisionner en matériels auprès d’elle. D’où l’utilisation de la dénomination AFRITECH/ IDEMIA dans ce projet devient ipso facto, une usurpation.

Voilà pourquoi l’inspection Générale des Finances, veut obtenir les explications valides du vice-premier ministre, Peter Kazadi depuis le 07 juin avant d’autoriser la sortie des fonds de la première tranche de financement du contrat de USD 20 millions bloqués au Trésor public. Un projet qui appelle aujourd’hui à des questionnements sans fin sur la conception d’une initiative aussi mafieuse contre tout un pays, dénonce un analyste.

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Zamenga Odimbale

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