Le désengorgement des prisons entamé par le Ministre d’État en charge de la justice n’ont pas que des retombées positives. Certains prisonniers libérés sous condition, ont plongé Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), dans la recrudescence totale de l’insécurité, comme le reconnaît le procureur général près la Cour de Cassation dans une adresse à la presse le samedi 12 octobre 2024.
Tout de suite, Firmin Mvonde s’est décidé de prendre des mesures idoines pour limiter les dégâts.
« Je viens d’écrire à tous les deux procureurs généraux de la ville de Kinshasa de pouvoir activer les recherches pour mettre la main sur toute personne qui serait sortie des installations carcérale en dehors de tout critère légal », dit-il d’un ton ferme.
Parmi les détenus qui ont quitté la prison ces dernières semaines, figurent aussi certains condamnés à mort. Et c’est ces derniers, à en croire le procureur général près la Cour de Cassation, qui sont plus dangereux.
« Nous avons géré des prévenus qui devaient être à la prison et nous constatons que la recrudescence de tous ces cas qui se trouvent à Kinshasa qui sont documentés (…) sont le fait de beaucoup de personnes qui seraient parties de la prison (…) Le cas emblématique de ce monsieur, qui a tué, un condamné à mort, aussitôt sorti, se met à courir derrière les personnes, attenter à leurs vies. C’est un cas qui interpelle (…) Nous n’allons pas nous fatiguer (…) », indique Firmin Mvonde.
Depuis sa prise de fonctions, le Ministre d’État à la Justice s’est lancé dans le désengorgement des prisons. Constant Mutamba avait amorcé la procédure au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK) qui accueillait plus de 14.000 détenus au lieu d’environ 1.500. Début septembre, les prisonniers de cette maison carcérale ont tenté de s’évader au milieu d’une nuit. Le bilan officiel de la répression de cette opération était de cent trente-et-un (131) morts.
Patrick Nguwo





