Les corps d’une quinzaine de personnes tuées par les rebelles ougandais des ADF (Forces Démocratiques Alliées) gisent toujours au sol dans le groupement de Manzia, chefferie de Baswagha, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu).
L’alerte vient d’un acteur de la société civile de cette région ce vendredi 3 décembre. Paluku Nzanzu Achille affirme que ces personnes ont été tuées principalement dans les villages de Masingi, Kisaka, Vupana, Vwitire, Kinyumu et Munzambayi. C’était entre la journée du lundi 30 et le mardi 31 décembre 2024.
Notre source précise qu’actuellement, les zones où ont eu lieu les massacres sont inaccessibles à cause de la peur. La société civile exprime sa préoccupation face à la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Lubero.
À cette même occasion, Achille Paluku a exprimé son indignation face à la multiplicité des groupes d’autodéfense sur le territoire, qui plonge la population dans un désarroi total. « Quel groupe lutte aux côtés de la population pour rétablir la paix ? », se demande cet acteur de la société civile locale, avant d’inviter les services spécialisés à se pencher en urgence sur la question afin de lever toute ambiguïté.
JC Mbafumoja





