Silencieuse depuis le début de la percée de l’armée rwandaise en territoire congolais, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) vient de convoquer un sommet extraordinaire qui se tiendra dans « les prochaines quarante-huit heures ». Une annonce faite par le président kenyan alors que la situation reste toujours préoccupante et confuse aux alentours de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
William Ruto a fait cette annonce dans la nuit du dimanche 26 janvier 2025. Selon lui, l’objectif du sommet est de « délibérer sur cette crise et tracer la voie à suivre », ajoutant que les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont confirmé leur participation à ce sommet.
Au lendemain de l’adhésion de la RDC à l’EAC, l’organisation est-africaine, dirigée par le Kenya, a déployé une force conjointe dans la province du Nord-Kivu pour contenir les attaques des rebelles rwandais du Mouvement du 23 Mars (M-23). Incapable d’arrêter les rebelles, cette force a été récusée par Kinshasa, qui s’est immédiatement tourné vers la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Le Kenya a participé à la recherche de la paix dans l’Est de la RDC. Son ancien président, Uhuru Kenyatta, est le médiateur désigné de l’EAC dans la crise entre Kinshasa et les groupes rebelles. Malheureusement, c’est sur le sol kenyan que le tristement célèbre Corneille Nangaa a lancé sa fameuse Alliance Fleuve Congo (AFC), autre déclinaison de l’armée rwandaise, provoquant ainsi l’ire et la méfiance de Kinshasa envers Nairobi.
Andy Kambale Matuku





