À travers un communiqué, le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) a procédé au lancement d’un appel à témoins sur les violences commises à Goma et dans la région.
L’enquête de la CPI porte sur les crimes commis dans la province du Nord-Kivu depuis le 1er janvier 2022. Selon la même source, l’enquête se poursuit avec urgence. Les enquêteurs travaillent sur les mois d’affrontements entre l’armée congolaise et l’armée rwandaise.
Le même communiqué publié par la CPI n’a pas pointé du doigt les cibles des enquêtes en cours, il précise néanmoins que les recherches visent toute personne impliquée dans les crimes, quelle que soit son affiliation ou sa nationalité. Ces crimes pourraient aussi viser les soutiens rwandais du M23, même si Kigali n’a pas ratifié le traité de la CPI, comme Kinshasa.
La même source ajoute que la Cour Pénale Internationale est bien compétente pour les crimes commis sur le territoire de ses États membres, peu importe la nationalité des auteurs.
De ce fait, le Bureau appelle toutes les parties concernées victimes et témoins, organisations nationales et internationales, groupes de la société civile, journalistes, autorités nationales, États parties et non parties à partager tout élément de preuve, toute information qu’ils ont recueillies ou qu’ils recueillent, en rapport avec les allégations de crimes internationaux commis par toutes les parties.
En outre, la même source révèle que les informations peuvent être communiquées, au bureau du Procureur à travers le lien OTPLink: https://otplink.icc-cpi.in/.
La situation actuelle à Goma et ses environs entre donc dans le cadre de l’enquête en cours du BdP. Selon les sources crédibles, près de 3000 mille corps ont été enterrés et d’autres sont toujours gardés dans les morgues et les hôpitaux. Une situation délicate causée lors de l’incursion de l’armée rwandaise dans la ville de Goma, un bilan qui est encore provisoire.
Frank Kalonji





