L’Organisation Internationale non Gouvernementale Human Rights Watch n’est pas restée indifférente vis-à-vis de la situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est de la RDC. Dans une déclaration faite ce mardi 18 février, cette structure dénonce l’inaction de l’Union européenne face aux atrocités perpétrées par le Rwanda et ses alliés dans cette partie du pays.
Elle appelle l’Union européenne à agir rapidement contre les parties belligérantes, tout en l’invitant à sanctionner les commandants de haut niveau impliqués dans les violations dans l’Est du Congo, y compris les hauts responsables rwandais.
À cet effet, cette structure appelle l’UE à suspendre son accord sur les minerais avec le Rwanda, tout en soulignant que le groupe d’experts de l’ONU sur le Congo est catégorique sur le fait que le M23 et le Rwanda tirent d’énormes bénéfices de l’exploitation illégale des minerais dans l’Est de la RDC, exerçant de facto le contrôle et la direction des opérations militaires du M23.
« Le commissaire européen au Partenariat, Josef Sikela, devrait reconnaître que cet accord est en contradiction avec la réalité et envoie un message incohérent au Rwanda », souligne ce document.
Pour mettre fin à cette guerre d’agression dont est victime la République Démocratique du Congo (RDC), Human Rights Watch appelle l’UE à mettre un terme à la coopération militaire et aux ventes d’armes qui favorisent les opérations militaires rwandaises au Congo.
« L’UE et ses membres devraient mettre un terme à la coopération militaire et aux ventes d’armes qui favorisent les opérations militaires rwandaises au Congo. Un chèque de 20 millions d’euros pour déploiement du Rwanda au Mozambique a été approuvé alors que le Rwanda renforçait son soutien au M23. Si les opérations dans le nord du Mozambique ont connu un certain succès, un commandant des forces rwandaises financées par l’UE au Mozambique a récemment été transféré là-bas après avoir dirigé les opérations du Rwanda dans l’Est du Congo. Par son soutien militaire, l’UE risque de se rendre complice des violations commises par le Rwanda dans l’Est du Congo », renchérit la même source.
De ce fait, les ministres de l’Union européenne ont, lors de leur réunion du 24 février, décidé de prendre des mesures contre le Rwanda.
Cette décision, faut-il le souligner, est intervenue dans le contexte crucial où la partie Est de la RDC est butée à des conflits sécuritaire orchestrés par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC dans le but de piller les ressources minières de la RD Congo.
Frank Kalonji





