Agression rwandaise en RDC : « Les voyages et le tourisme font partie des secteurs les plus touchés » (Didier M’Pambia)

 

L’agression que la RDC subit de la part du Rwanda, dans sa partie Est, a des répercussions négatives sur plusieurs secteurs de la vie nationale, dont le tourisme. Au cours d’un échange à bâton rompu sur les enjeux de cette guerre dans le domaine du tourisme tenu le mercredi 19 février à l’hôtel Hilton à Kinshasa, le Ministre de tutelle a déploré le fait que le tissu écologique, dans les régions en proie à l’insécurité, souffre énormément de cette agression rwandaise.

Le Ministre Didier M’Pambia fait référence aux provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu qui, pourtant, rapportent beaucoup sur le plan financier dans le secteur du tourisme.

« Les régions qui sont occupées à ces jours, notamment les Nord et Sud-Kivu sont, après Kinshasa, les provinces qui contribuent le plus du point de vue financier à notre secteur. Il s’agissait aussi de montrer qu’au niveau écologique, le désastre causé par la barbarie sans nom qui se déroule dans l’Est de notre pays, a des effets négatifs sur l’environnement de notre pays mais aussi de la planète », a déploré Didier M’Pambia.


Le patron congolais du secteur du tourisme a déploré l’absence de « l’implication manifeste » des partenaires de la RDC lorsque les aires protégées et les populations sont attaquées par le Rwanda et ses supplétifs.

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« Il faut rappeler que notre pays a 10% de son territoire occupé par ce qu’on appelle des “aires protégées” qui contribuent à l’équilibre écologique de la planète. Et que, dans ce sens, l’appel que nous avons lancé à nos partenaires internationaux, c’est que nous consacrons du 10% de notre pays à protéger le bien-être mondial. Quand ces aires sont attaquées, nous ne sentons pas l’implication manifeste de ces partenaires pour protéger non seulement ces aires mais aussi les populations qui sont victimes de plusieurs sévisses », se plaint-il.

Et d’ajouter : « Cette énième invasion rwandaise à laquelle notre pays est confronté a exacerbé l’une des plus graves crises humanitaires contemporaines causant des milliers de morts et plus de 400 000 déplacés. Par conséquent, les voyages et le tourisme font partie des secteurs les plus touchés avec des aéroports fermés ainsi que des hôtels, des restaurants et cafés tournant au ralenti ».

Dans les circonstances actuelles, Didier M’Pambia précise que « nous privilégions plus le tourisme domestique dans l’ouest de notre pays » avant que la situation ne redevienne normale.

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Il faut noter que ces échanges ont connu la participation de quelques membres du corps diplomatique, les acteurs du secteur touristique ainsi les membres de l’administration de l’ONT (Organisation Nationale du Tourisme) et du secrétariat général.

Patrick Nguwo

 

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