À Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental, les jeunes ne lâchent pas le Ministre de la justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, malgré les suspicions de détournement qui pèsent sur ses épaules. Ce samedi 31 mai 2025, ils étaient dans les rues de la capitale diamantifère, réunis au sein de la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), pour témoigner leur soutien au natif de Lubao et dénoncer une machination politique visant à l’écarter du Gouvernement central.
Partout où les manifestants passaient, des chants de soutien et de triomphe étaient audibles, dans une ambiance calme mais très déterminante.
Après le tour de la ville, le groupe de manifestants s’est arrêté au gouvernorat du Kasaï-Oriental, porteur d’un mémorandum qui devrait être lu et déposé entre les mains du Chef de l’exécutif provincial. Dans cette exposition sommaire lue par l’intefédéral Sympho Kasongo Ngoyi, les membres du parti NOGEC au Kasaï-Oriental, ont exprimé leur « inquiétude quant à une possible instrumentalisation de la justice à des fins politiques ou personnelles, pour fausser la procédure impliquant le Garde des sceaux congolais ».
« Nous lançons un appel à la justice pour le respect scrupuleux du principe de présomption d’innocence, la garantie d’une procédure équitable, transparente et indépendante, la mise en lumière de toutes tentatives de manipulation et d’agenda politique caché. Malgré l’acharnement politique et médiatique, Maître Constant Mutamba demeure soutenu par une large majorité de la population qui n’a jamais cessé de croire en son innocence. Le peuple congolais connait son combat, son intégrité et son attachement à la justice », ont-ils dit.
Ils réitèrent leur engagement à soutenir le Ministre de la Justice jusqu’à l’épilogue de ce dossier, appelant le Président de la République à jouer sa partition pour protéger Mutamba de la rage de ses détracteurs. « L’histoire retiendra que dans un moment décisif, vous avez défendu la vérité, protégé l’innocence et redonner confiance au peuple congolais en ses institutions », ont-ils conclu.
Pour rappel, Constant Mutamba est accusé d’avoir détourné la somme de 19 millions de dollars américains, destinée à la construction d’une prison à Kisangani. Une autorisation d’instruction de son dossier a été accordée au Procureur Mvonde par l’assemblée nationale. Comme si cela ne suffisait pas, le Procureur près la Cour de Cassation a de nouveau sollicité auprès de la chambre basse du parlement, une autre instruction contre Mutamba pour outrage au corps constitué.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





