Accord RDC-Rwanda : Un mécanisme conjoint de sécurité attendu dans 30 jours

 

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont franchi une étape décisive vers la normalisation de leurs relations, en signant un accord de paix le 27 juin à Washington. La Ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe ont paraphé le document sous la médiation de l’administration américaine. Un engagement salué comme un pas vers la stabilité dans la région des Grands Lacs.

L’un des points centraux du texte concerne la création d’un mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, qui devra être opérationnel dans un délai de 30 jours après l’entrée en vigueur de l’accord. Selon le texte publié par le Département d’État américain, ce mécanisme vise à assurer « la transparence de l’ampleur et de la portée des opérations » en instaurant des procédures et des rapports partagés.

Les deux pays s’engagent ainsi à une coopération renforcée, en s’appuyant sur les accords sécuritaires antérieurs, et en promouvant des opérations « ciblées, ponctuelles et spécifiques à la menace ». Le document insiste sur la nécessité d’une neutralisation « irréversible et vérifiable » des FDLR, et interdit tout soutien logistique, financier ou autre à ces groupes, qu’il soit national ou étranger.

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« Les Parties établissent et conviennent de lancer, dans un délai de 30 jours à compter de l’entrée en vigueur du présent accord, un mécanisme conjoint de coordination de la sécurité entre la RDC et le Rwanda », précise l’accord. Celui-ci repose sur le Plan harmonisé CONOPS du 31 octobre 2024, issu du processus de Luanda, et prévoit également la levée des mesures défensives rwandaises.

Sur la question de l’intégrité territoriale, le texte est clair : la RDC doit être respectée par un désengagement des troupes rwandaises, et le Rwanda par une neutralisation effective des FDLR. L’objectif affiché est d’« assurer le respect de l’intégrité territoriale et la promotion de relations pacifiques ».

Par ailleurs, les signataires conviennent que les différends doivent être réglés par des mécanismes diplomatiques établis et non par des actes hostiles. « Les Parties conviennent de s’abstenir de tout acte d’agression et de ne pas commettre, soutenir ou tolérer des incursions militaires ou d’autres actes, directs ou indirects, qui menacent la paix », précise le texte.

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PK

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