Dans un rapport publié le mercredi 2 juillet, un groupe d’experts des Nations Unies a, une nouvelle fois, mis en cause l’armée rwandaise, l’accusant de maintenir des troupes dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) et d’exercer une influence sur le groupe rebelle AFC/M23. En dépit de ces accusations, le régime de Kigali continue de se défendre, affirmant que ces allégations ne reposent pas sur des faits concrets. Cet échange se déroule dans un contexte marqué par la récente signature d’un accord de paix historique entre Kinshasa et Kigali, sous la médiation des États-Unis fin juin.
Dans une réaction publiée sur le réseau social X, la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a dénoncé ce qu’elle considère comme un soutien manifeste de Kinshasa aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe composé d’anciens génocidaires hutus. Elle a également souligné la dépendance de l’armée congolaise envers les FDLR, les désignant comme une force de combat essentielle.
« Le rapport met en évidence le soutien apporté par l’État de la RDC à la milice génocidaire des FDLR et la reliance de l’armée congolaise sur ce groupe, tout en déformant intentionnellement les préoccupations sécuritaires de longue date du Rwanda, qui se trouvent en grande partie liées à la menace persistante que représentent les FDLR et leurs groupes affiliés », a écrit Yolande Makolo. Elle insiste sur la nécessité pour le Rwanda d’adopter une posture défensive face à cette menace aux frontières.
En outre, Makolo a rejeté les allégations de contrebande de minerais, les qualifiant de fausses accusations.
« Contrairement à l’est de la RDC, où le secteur minier est souvent artisanal et soumis à des exploitations préjudiciables par des groupes armés et des fonctionnaires corrompus, le Rwanda dispose de réserves de minéraux critiques et opère un secteur minier régulé et formalisé. Notre pays effectue des investissements dans le traitement des minéraux et d’autres infrastructures qui garantissent un raffinement commercial adéquat ainsi qu’une certification appropriée », a-t-elle défendu.
Malgré ces tensions, Yolande Makolo a réaffirmé l’engagement du Rwanda en faveur de la mise en œuvre de l’accord de paix signé à Washington, qu’elle considère comme une étape essentielle pour le retour de la paix dans la région.
I.Ch





