À l’approche de la fin de l’année scolaire, un climat de tension s’installe dans les écoles primaires publiques de la République Démocratique du Congo. Le Syndicat national des écoles primaires publiques, représenté par son président Rigean Itumbi, met en lumière plusieurs dysfonctionnements qui plongent le secteur éducatif dans une crise profonde. Parmi les principales préoccupations, l’absence de bulletins scolaires et le non-respect des engagements sociaux pris par les autorités.
Alors que l’année scolaire touche à sa fin, les parents d’élèves sont dans l’inquiétude, aucun bulletin officiel n’ayant été remis à ce jour. Cette situation, jugée inadmissible par le syndicat, soulève des interrogations sur le fonctionnement de l’éducation nationale. « Il est inconcevable qu’une année scolaire commence et se termine sans que les élèves, qui ont passé des mois sur les bancs de l’école, puissent recevoir leurs bulletins », a déploré Rigean Itumbi, soulignant un dysfonctionnement majeur dans l’organisation scolaire.
Le président du syndicat ne cache pas son indignation face à l’inaction des autorités, qu’il accuse d’avoir failli à leur mission. « Cette situation démontre un manque flagrant d’autorité de l’État dans le secteur de l’éducation et la promotion d’une nouvelle citoyenneté. Ni le cabinet politique, ni l’administration centrale n’ont été en mesure de concevoir un modèle de bulletin scolaire », a-t-il affirmé avec fermeté.
En outre, les engagements financiers envers les enseignants ont été largement négligés. Itumbi rappelle notamment le non-paiement de la prime de gratuité de 50.000 FC, ainsi que le retard dans l’uniformisation de la zone salariale, alors que ces mesures faisaient partie des accords signés lors de la rencontre de Bibwa.
La non-concrétisation de ces engagements alimente également une demande pressante pour une harmonisation de la prime de gratuité, fixée à 250.000 FC, destinée à tous les enseignants des écoles primaires publiques à travers le pays. Ces promesses, restées lettres mortes, renforcent le sentiment d’abandon et de frustration parmi le corps enseignant.
Face à cette inaction persistante et à l’amoncellement de promesses non tenues, Rigean Itumbi tire la sonnette d’alarme. Selon lui, l’absence de réponses rapides aux revendications des enseignants pourrait compromettre la rentrée scolaire prochaine, créant un impact négatif sur l’éducation des enfants congolais.
PK





