Équateur : la société civile déplore plus de 80 morts et une centaine de disparus suite au naufrage sur le lac Ntumba

 

Trois semaines après le naufrage tragique sur le lac Ntumba, dans la province de l’Équateur, le bilan humain continue de s’alourdir. Selon des informations provenant de la société civile locale, 80 personnes ont perdu la vie et plus de 100 autres sont encore portées disparues après ce drame survenu le 11 juin dernier. Le convoi funéraire, constitué de plusieurs pirogues, se dirigeait du village de Mooto vers Ikoko Bonginda, dans le territoire de Bikoro, lorsque l’une des embarcations a chaviré.

Dans un communiqué parvenu à la rédaction du média en ligne non-aligné le dimanche 6 juillet, l’organisation dénonce l’absence totale de dispositifs de secours lors de l’incident. « Vers 14h, à quelques kilomètres de la cité de Bikoro, le convoi a chaviré. Aucune équipe de secours officielle n’était présente. Ce naufrage s’est produit dans un contexte de négligence manifeste des services de transport et d’absence totale de régulation », souligne-t-elle.

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Les chiffres fournis par la société civile contrastent fortement avec ceux avancés par les autorités. Le ministère de l’Intérieur avait annoncé, le 15 juin, un bilan de 48 morts, 107 disparus et seulement 46 rescapés, tandis que la société civile évalue le nombre de survivants à 200, dont plusieurs sont blessés. De plus, une mission intergouvernementale, annoncée pour évaluer la situation à Bikoro, ne s’est jamais matérialisée, selon cette même source.


L’absence d’intervention rapide et efficace du gouvernement central suscite de vives critiques. « Il n’y a eu aucune assistance de la part du gouvernement central, l’absence de communication officielle crédible est alarmante, et la fin prématurée des recherches a été ordonnée sans transparence. De plus, le soutien humanitaire provincial a été jugé inéquitable et controversé. En outre, l’utilisation continue des eaux du lac Ntumba sans traitement pose un risque accru d’épidémies », dénonce la société civile.

Face à cette catastrophe, celle-ci appelle à une enquête indépendante, à la création d’un fonds d’indemnisation pour les familles endeuillées, à l’interdiction du transport lacustre sans équipements de sécurité adéquats, ainsi qu’au renforcement des capacités locales de réponse aux urgences. Ces recommandations mettent en évidence les failles systématiques dans la gestion des transports fluviaux et la réponse aux catastrophes en République Démocratique du Congo (RDC).

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PK

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