Est de la RDC : la MONUSCO alerte sur une résurgence inquiétante des violences en Ituri et au Nord-Kivu

 

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a récemment émis une grave alerte concernant le regain de violences armées dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Dans un communiqué publié le 23 juillet, elle n’a pas hésité à condamner avec fermeté les exactions qui ont ôté la vie à de nombreux civils depuis le début de ce mois. Parmi les événements marquants, elle a dénoncé les attaques perpétrées par le groupe armé CRP contre les Forces armées congolaises (FARDC) dans le territoire de Djugu.

Dans la même province de l’Ituri, les Forces démocratiques alliées (ADF) ont également intensifié leurs offensives meurtrières. Selon le rapport de la MONUSCO, ces violences ont causé la mort de 82 civils, en particulier lors d’attaques survenues les 8 et 9 juillet dans la région d’Eringeti. Ces actes de violence seraient des représailles visant les opérations militaires conjointes des FARDC et de l’Armée populaire ougandaise (UPDF).

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« Les auteurs de ces violences, quels qu’ils soient et quelles que soient leurs motivations, devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes », a déclaré Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU et chef intérimaire de la MONUSCO


La mission onusienne a également exprimé sa consternation face aux événements survenus le 21 juillet à Djugu, où de nouveaux assauts ont ciblé des civils innocents. La paroisse catholique de Lopa a été victime de pillages et de profanations, des actes attribués à la milice CODECO. Des établissements scolaires, des hôpitaux et d’autres infrastructures civiles ont également été attaqués, représentant de graves violations du droit international humanitaire.

Au milieu de cette spirale de violence, la MONUSCO appelle instamment les groupes armés à respecter leurs engagements pris dans le cadre du processus de paix d’Aru II.

« Nous exhortons les groupes armés signataires des accords de paix d’Aru II en Ituri à respecter pleinement leurs engagements, notamment en observant sans délai la cessation des hostilités », a insisté Bruno Lemarquis. Il a également souligné l’importance pour les factions encore actives de déposer les armes.

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Malgré la signature, le 28 juin dernier, d’un accord de cessation des hostilités par six groupes armés locaux, dont CODECO, Zaire/Auto-Défense et FRPI, la situation sécuritaire demeure extrêmement précaire. Le processus d’Aru II, soutenu par le Gouvernement congolais et ses partenaires internationaux, semble encore loin de produire des résultats concrets sur le terrain.

La MONUSCO appelle également les autorités provinciales à intensifier les efforts de dialogue entre les communautés afin de désamorcer les tensions persistantes. Elle affirme son engagement à travailler main dans la main avec le Gouvernement et les populations touchées pour favoriser la cohésion sociale, protéger les civils et rechercher des solutions durables face à la crise qui frappe l’Est du pays.

PK

 

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