Un imposant dispositif sécuritaire a été mis en place dans plusieurs zones sensibles de Kinshasa, notamment aux abords de la Cour de Cassation, où le verdict tant attendu dans le procès de l’ancien ministre de la Justice et Garde Sceaux, Constant Mutamba, sera rendu. Poursuivi pour tentative de détournement de fonds destinés à la construction d’une prison à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, Mutamba se retrouve au cœur d’une affaire à forte résonance politique et sociale.
Sur des axes névralgiques comme le boulevard du 30 Juin, ainsi que les avenues Lumumba et Triomphal, la présence policière est particulièrement visible. Des unités de sécurité ont été déployées pour prévenir tout trouble à l’ordre public, une décision motivée par des craintes d’éventuelles tensions. Ces inquiétudes découlent d’appels, jugés incitatifs à la violence, à l’encontre des magistrats, répandus sur les réseaux sociaux ces derniers jours.
Parallèlement, des veillées ont été organisées à la résidence de Constant Mutamba, souvent surnommé « crocodile » par ses partisans, comme marque de soutien dans cette période délicate.
Malgré les accusations portées contre lui, Constant Mutamba s’affirme toujours innocent. Il dénonce ce qu’il qualifie de « complot politique » visant à le discréditer. Au fil des audiences à la Cour de Cassation, il a plaidé non coupable, se défendant contre une avalanche d’accusations.
Le verdict qui va bientôt tomber pourrait sceller le sort d’un homme qui dispose d’un soutien indéniable parmi de nombreux jeunes Congolais. Pour Constant Mutamba, l’heure du verdict approche à grands pas.
Frank Kalonji





