Une nouvelle vague de mécontentement a secoué l’Assemblée nationale ce jeudi 2 octobre, alors que le personnel administratif a manifesté pour dénoncer ce qu’il considère comme des inégalités persistantes depuis le début de la législature. Réunis devant le siège de la Chambre basse, les agents ont interrompu la plénière prévue à 15h, consacrée à l’examen du calendrier de la session ordinaire, forçant les députés à reporter leurs travaux. Parmi les revendications principales, figurent l’ajustement des salaires face à la hausse du coût de la vie et la prise en charge des frais scolaires pour leurs enfants.
Les administratifs dénoncent également l’absence de couverture médicale, le non-paiement des indemnités de logement, l’oubli du 13e mois ainsi que le non-versement des indemnités de fin de carrière. Ils demandent par ailleurs des mesures sociales complémentaires, telles que la dotation de colis de fin d’année, la couverture des frais de funérailles pour les fonctionnaires et leurs familles, et une meilleure garantie de retraite, adaptée aux réalités économiques actuelles. Selon eux, ces lacunes fragilisent la sérénité et la productivité au sein de l’institution.
Cette grogne survient dans un contexte institutionnel déjà tendu, quelques jours seulement après la démission de Vital Kamerhe à la présidence de l’Assemblée nationale. Le départ de l’ancien président avait été motivé par des critiques sur sa gestion, jugée opaque et marquée par des retards dans le paiement des frais de fonctionnement et la suppression de certaines couvertures sociales pour les élus.
PK





