Kasaï-Oriental : Mbuji-Mayi privée d’eau et d’électricité depuis près de trois semaines

 

Trois semaines environ, la ville de Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental n’a ni eau potable, ni énergie électrique en permanence. Cette situation qui devient plus qu’une habitude dans la capitale diamantifère, entraîne le dysfonctionnement de plusieurs entreprises locales et contraint les ménagères à faire la queue aux rares points d’eau encore existants.

Matin, midi et soir voire la nuit, ils sont nombreux à se rendre aux bornes fontaines où l’eau peut être trouvable. Femmes, hommes, jeunes et vieux se retrouvent obligés de faire de longues distances, récipients en mains, pour se procurer de l’eau. Sur le lieu même, ils doivent endurer la chaleur, le froid ou encore les désordres.

Pour la Regideso, entreprise chargée de la desserte en cette denrée vitale, la carence est due à un manque de courant électrique, qui empêche le fonctionnement des services essentiels. La firme dit travailler avec le groupe électrogène pour fournir à la mesure du possible une certaine quantité de l’eau à la population. Mais ces efforts sont minimes, au regard de la masse populaire.

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Dans le Camp de la Société Nationale d’Electricité (SNEL/Kasaï-Oriental), le manque du courant est lié à une panne technique survenue sur la ligne 30Kv à Tshibwe. Cet incident est attribué à un tracteur de la SACIM, qui aurait écroulé un poteau électrique. Jusqu’à présent, peu d’informations sont disponibles sur la démarche entamée pour juguler cette crise qui pèse sur Mbuji-Mayi.

En attendant, la population est contrainte de s’adapter à la réalité, plutôt que de s’impatienter pour voir la situation changer, pendant que les autorités locales affichent une inaction regrettable.

Jacob Séraphin Nkita, à Mbuji-Mayi

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