Les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont indiqué, jeudi 4 décembre 2025, que plusieurs centaines de combattants du M23-AFC et des RDF ont été tués lors de quatre jours d’intenses affrontements dans le Sud-Kivu. Cette annonce intervient alors que l’armée congolaise accuse le Rwanda d’avoir largué une dizaine de bombes sur le territoire congolais depuis Bugarama, en soutien aux offensives des groupes armés.
D’après les FARDC, les frappes attribuées à l’armée rwandaise ont détruit des infrastructures civiles, dont des églises, des écoles et des habitations, causant la mort d’élèves et d’autres civils. Le lieutenant Reagan Mbuyi, porte-parole dans la zone opérationnelle Sokola 3, dénonce un comportement contraire aux lois de la guerre et assure que les rebelles ont été sévèrement affaiblis.
« L’armée loyaliste a infligé de lourdes pertes à l’ennemi, avec plusieurs centaines de rebelles neutralisés à Kaziba, Kamanyola, Lubarika et Rurambo », a-t-il affirmé.
Selon les FARDC, toutes les tentatives de débordement menées par les groupes armés ont été mises en échec, notamment autour des collines stratégiques de Rurambo dans le territoire d’Uvira. L’armée reproche aux RDF/M23-AFC d’utiliser les civils comme boucliers humains et de multiplier les violations du cessez-le-feu.
« Nous avons empêché l’ennemi de progresser malgré les bombardements tirés depuis le Rwanda », a ajouté le lieutenant Mbuyile.
Le commandant des opérations Sokola 2 Sud-Kivu appelle la population à garder son calme et à faire confiance aux FARDC, qu’il décrit comme le « dernier rempart du peuple congolais ». Il met en garde contre la désinformation circulant sur les réseaux sociaux, attribuée selon lui aux groupes rebelles.
JC Mbafumoja





